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Asie - pacifique

"Il est temps que le roi intervienne", selon Thaksin

Texte par Julien PEYRON

Dernière modification : 15/04/2009

Dans un entretien accordé à FRANCE 24, Thaksin Shinawatra demande au roi d’intervenir pour mettre fin au conflit en Thaïlande. L’ancien Premier ministre, qui vit en exil, est sous le coup d’un mandat d’arrêt international.

L’ombre de Thaksin Shinawatra plane toujours sur la vie politique thaïlandaise. Renversé en 2006 par des généraux royalistes, l’ancien Premier ministre a depuis fui la Thaïlande pour échapper à une condamnation à deux ans de prison pour corruption. Le gouvernement a lancé mardi un mandat d’arrêt international contre lui, l’accusant d’appeler à la révolution dans le pays. Son passeport a également été annulé, pour l’empêcher de voyager.

  

 Dans un entretien accordé à FRANCE 24, il lance un appel à la "réconciliation" et demande au roi de s’impliquer dans le conflit : "J'ai demandé à sa Majesté d'intervenir, il est temps qu'il intervienne. Actuellement, il est le seul à pouvoir faire quelque chose, sinon, la confrontation va se poursuivre", assure-t-il. Ajoutant qu’"aucune guerre ne résout la guerre".

 

  

Agé de 59 ans, Thaksin Shinawatra vit désormais exilé à Dubaï, d’où il a pu observer ses partisans, les "chemises rouges", s’adonner ces deux derniers jours à des actes de violences dans les rues de Bangkok. Des agitations sévèrement réprimées par les autorités, qui ont décrété l’état d’urgence dimanche.

  

"Ils essayent de m'arrêter (..) parce qu'ils ont peur de ma popularité et qu’ils veulent que le pouvoir aille de mon camp vers leur camp au détriment du pays et du peuple", lance l’ancien Premier ministre, qui jouit toujours d’une forte popularité au sein des classes populaires.

 

 

"Depuis soixante ans, il y a eu 17 tentatives de coups d'État dont dix ont réussi. Il y a seulement eu 22 élections donc toutes les deux élections il y a une tentative de coup d'État ! Quel genre de démocratie est-ce ?", demande-t-il, lui qui a appelé les militaires à basculer dans le camp des manifestants antigouvernementaux lors des récents évènements.

 

Thaksin Shinawatra, qui se sait détesté par la majeure partie des élites de Bangkok, fustige les hommes en place et ne désespère pas de rentrer un jour dans son pays en homme libre : "Il ne faut pas d'intervention des militaires, des conseillers du roi, des élites politiques de Bangkok, nous avons simplement besoin d'une démocratie pour tous."

Première publication : 15/04/2009

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