Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Pakistan : Ahmadie, une communauté menacée "au pays des purs"

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Best Of de l'été - l'enfer d'une prison grecque et un hôpital sous les bombes au Soudan

En savoir plus

DÉBAT

La Libye s'enfonce dans le chaos

En savoir plus

#ActuElles

Une femme imam ? Oui, c'est possible en Chine!

En savoir plus

#ActuElles

Riches Émiratis cherchent épouses indiennes pour un mois

En savoir plus

DÉBAT

Crash du MH17 en Ukraine : l'enquête entravée par la bataille de l'Est

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Gringos"

En savoir plus

SUR LE NET

Mobilisation en ligne pour les chrétiens d'Irak

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"N'oublions pas la Syrie"

En savoir plus

  • Quand la solidarité avec les chrétiens d'Irak rime avec ن

    En savoir plus

  • Tuerie de Bruxelles : Medhi Nemmouche livré à la Belgique

    En savoir plus

  • Infographie : le virus Ebola se répand en Afrique de l'Ouest

    En savoir plus

  • Fonds “vautours” : l’Argentine à la veille d’un nouveau défaut de paiement

    En savoir plus

  • La France s'apprête à évacuer ses ressortissants de Libye

    En savoir plus

  • Vidéo : le principal hôpital de Gaza touché par des bombardements

    En savoir plus

  • Société Générale : Jérôme Kerviel bénéficiera d’un aménagement de peine

    En savoir plus

  • Le parquet de Paris dément avoir ouvert une enquête sur la campagne de Sarkozy

    En savoir plus

  • Vidéo : le tourisme au secours des gorilles du Rwanda

    En savoir plus

  • Incendie à l'aéroport de Tripoli : des canadairs italiens arrivent en renfort

    En savoir plus

  • À Gaza, Israël s’attaque aux symboles du Hamas

    En savoir plus

  • Vidéo : la chute du vol AH5017 a été "vertigineuse", selon Ouagadougou

    En savoir plus

  • Un maire FN devant la justice pour avoir repeint une œuvre en bleu

    En savoir plus

  • En images : de Gaza à la Syrie, en passant par l’Irak, la triste fête de l’Aïd

    En savoir plus

  • Transferts : l'attaquant français Antoine Griezmann signe à l'Atletico

    En savoir plus

  • Gilles Kepel : "Plus Israël réplique, plus le Hamas remporte une victoire politique"

    En savoir plus

  • La France prête à accueillir les chrétiens persécutés en Irak

    En savoir plus

  • Ioukos : la Russie perd un procès à 50 milliards de dollars

    En savoir plus

Amériques

Washington lève le voile sur les méthodes musclées de la CIA

Vidéo par Carlotta RANIERI , Jonathan WALSH

Dernière modification : 23/04/2009

Après avoir annoncé l'abandon des poursuites contre les agents de la CIA accusés de torture sur des terroristes présumés, l'administration Obama a rendu public des mémos détaillant les méthodes particulièrement violentes de l'institution.

AFP - L'administration Obama a publié jeudi une version expurgée des mémos secrets décrivant par le menu les méthodes violentes de la CIA dans sa lutte antiterroriste, tout en assurant que les personnels ayant mené ces interrogatoires ne seraient pas poursuivis.



Quatre mémos secrets de l'agence de renseignement américaine, détaillant minutieusement les techniques d'interrogatoire relevant de la torture utilisées pendant l'ère de George W. Bush, ont été publiés jeudi conformément à ce qu'avait promis l'administration.

Certains courts passages mentionnant des noms ont été censurés et le président Barack Obama a affirmé que ces personnels qui "ont fait leur devoir en se fondant avec bonne foi sur les conseils légaux du département de la Justice ne seront pas poursuivis".

Barack Obama a convenu que les Etats-Unis avaient traversé "un chapitre noir et douloureux" de leur histoire mais a souligné qu'il avait déjà fait "cesser ces techniques contenues dans les mémos".

Les mémos datant de 2002 et 2005 constituent un mode d'emploi détaillé d'une dizaine de techniques "de base" et "coercitives" pour faire parler des terroristes présumés.

Ainsi, le prisonnier est d'abord mis nu, privé de sommeil, enchaîné et parfois doté d'une couche-culotte, précisent les textes rédigés par des avocats mandatés par l'administration Bush. Il subit aussi une "altération de son hygiène alimentaire", souvent une alimentation exclusivement liquide.

Viennent ensuite les méthodes dites "correctrices" où il y a "interaction" avec le détenu. "Ces techniques ne sont pas toutes utilisées en même temps" précise un des mémos.

Selon un "interrogatoire prototype", on peut utiliser "la frappe insultante au visage", "la frappe au ventre", la privation de sommeil les mains menottées, parfois appuyé contre un faux mur souple qui s'affaisse lorsque le détenu tente de s'y reposer.

Celui qui interroge peut également utiliser "les positions de stress", le confinement en compagnie d'insectes hostiles et enfin la simulation de noyade.

Dans un communiqué, le président Obama affirme que ces techniques adoptées par l'administraton Bush après le 11-Septembre "ont miné notre autorité morale et n'ont pas amélioré notre sécurité".

Il a toutefois stipulé que les personnels de la CIA ayant participé à ces interrogatoires assimilables à de la torture dans le cadre de consignes secrètes de l'agence ne seront pas poursuivis.

"Ceux qui ont fait leur devoir en se basant avec bonne foi sur les conseils légaux du département de la Justice ne seront pas poursuivis", a-t-il indiqué ajoutant: "nous devons protéger leur identité de façon aussi vigilante qu'ils protègent notre sécurité".

Le ministre de la Justice a précisé qu'il fournirait des défenseurs à ces personnels s'ils venaient à être interrogés par un tribunal.

C'est la puissante Association américaine de défense des libertés publiques (ACLU) qui avait obtenu devant les tribunaux la promesse de la publication de ces rapports secrets.

Jeudi, l'ACLU mais aussi le CCR (Center for Constitutional Rights) et Amnesty International ont contesté l'absence de poursuites. "Ces mémos fournissent la preuve irréfutable que des responsables de l'administration Bush ont autorisé et donné leur bénédiction légale à des actes de torture qui violent les lois internationales et nationales", a estimé Anthony Romero, directeur exécutif de l'ACLU.

Le directeur du renseignement américain Dennis Blair a reconnu qu'"en avril 2009, cela paraît choquant et dérangeant", mais qu'il fallait replacer cela dans le contexte de "l'horreur" du 11-Septembre, rappelant que Washington s'était engagé à ne plus utiliser ces méthodes.

Première publication : 17/04/2009

COMMENTAIRE(S)