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Plusieurs pays boycottent la conférence sur le racisme

Vidéo par FRANCE 2

Dernière modification : 20/04/2009

"Durban II", la conférence de l'ONU sur le racisme, débute lundi à Genève. Plusieurs pays, comme les Etats-Unis et l'Allemagne, ont annoncé leur refus d'y participer par crainte d'attaques antisémites. La France devrait être présente.

AFP - La Conférence de l'ONU sur le racisme dite de "Durban II" débute lundi à Genève dans un climat alourdi par la défection ce week-end de plusieurs pays occidentaux et les craintes de dérapages liés à la venue du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui a qualifié dimanche Israël de "porte-drapeau du racisme".

Ayant fait planer le doute jusqu'à la dernière minute, les Etats-Unis, l'Australie et les Pays-Bas ont finalement annoncé qu'ils ne participeraient pas à la conférence, qui doit assurer le suivi de celle, houleuse et très controversée de Durban, il y a huit ans en Afrique du Sud.

Israël et le Canada ont, quant à eux, fait savoir de longue date qu'ils ne seraient pas présents et l'Italie leur avait emboîté le pas début mars.

Les Pays-Bas et l'Australie redoutent ouvertement que la réunion ne soit l'occasion d'attaques antisémites du type de celles qui avaient gravement entaché la réunion de 2001, avec le départ fracassant des Etats-Unis et d'Israël.

Le président iranien, connu pour ses diatribes antisémites, doit prononcer un discours lundi après-midi au siège des Nations unies de Genève, lieu de la conférence.

Comme pour alimenter ces craintes, celui-ci a déclaré dimanche que "l'idéologie et le régime sionistes (étaient) les portes-drapeaux du racisme", selon la télévision iranienne.

"La conférence est trop importante pour qu'elle fasse l'objet d'un détournement à des fins politiques et d'attaques contre l'Occident", s'est expliqué le ministre néerlandais des Affaires étrangères Maxim Verhagen.

De son côté, le Congrès juif européen a appelé les pays européens à "tirer les leçons du passé et à se retirer" de la conférence.

Inquiets et divisés, la majorité des pays de l'UE n'avaient toujours pas tranché dimanche en début de soirée sur leur participation à la réunion hormis la Grande-Bretagne qui a annoncé sa présence, quoiqu'au niveau de son ambassadeur à l'ONU.

Un porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères avait indiqué plus tôt dans l'après-midi que son pays essayait de "convaincre (ses) partenaires européens d'y aller en plus grand nombre".

Outre les craintes liées à M. Ahmadinejad, la plupart des pays occidentaux butent encore sur le projet de déclaration finale produit par les diplomates vendredi à Genève et qui semblait avoir obtenu un consensus, s'inquiétant d'atteintes à la liberté d'expression.

Le document, entériné vendredi par le comité préparatoire de la conférence, ne fait pourtant plus mention d'Israël ni de la diffamation des religions, deux "lignes rouges" pour les Occidentaux, tandis que le paragraphe sur la mémoire de l'Holocauste était maintenu contre l'avis de l'Iran.

Reconnaissant les "progrès" accomplis, les Etats-Unis ont quant à eux déploré qu'y figure la réaffirmation de la Déclaration et Programme d'action de Durban (DDPA) de 2001, qu'ils n'ont pas adopté.

La DDPA comporte en effet deux paragraphes traitant du conflit israélo-palestinien que Washington conteste. Celui sur le "sort du peuple palestinien vivant sous occupation étrangère" figure qui plus est au chapitre des "victimes du racisme", ce qui revient de facto à assimiler l'occupation à du racisme.

Navanethem Pillay, le Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme, s'est dite "choquée et profondément déçue" par la décision des Etats-Unis, estimant que "cette difficulté aurait pu être surmontée".

"Nous aurions alors tous pu aller de l'avant et reléguer les problèmes de 2001 derrière nous", a-t-elle ajouté.

Première publication : 19/04/2009

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