Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Kenya : le gouvernement dissout le comité olympique

En savoir plus

LE DÉBAT

France - arrêtés anti-burkini : une dérive politique ? (partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

France - arrêtés anti-burkini : une dérive politique ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Disparition de Sonia Rykiel, femme libre et "reine du tricot"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Jean Ping : "Ali Bongo est incapable de diriger le Gabon"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ali Bongo : "L’opposition ne parle que de mon acte de naissance"

En savoir plus

FOCUS

Allemagne : la politique migratoire de Merkel pèse dans la campagne pour les régionales

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Destruction des mausolées de Tombouctou : 9 à 11 ans de prison requis contre Ahmad Al Mahdi

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

"Ville morte en RDC" : une mobilisation inégale dans le pays

En savoir plus

EUROPE

La conférence sur le racisme entachée par les défections en série

Vidéo par Lise BARCELLINI

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 20/04/2009

Par crainte des dérapages antisémites, plusieurs pays ont décidé de boycotter la conférence "Durban II" de l'ONU sur le racisme qui s'ouvre, ce lundi, à Genève. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad doit y prononcer un discours.

C’est dans un climat alourdi par le boycott de nombreux pays occidentaux et les récentes déclarations du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, que s’ouvre, ce lundi à Genève, la conférence de l’ONU sur le racisme, dite de "Durban II".


"Les absents menacent de faire tourner cette conférence au fiasco, estime Christophe Robeet, envoyé spécial de FRANCE 24 à Genève. Pour eux, les conditions ne sont pas réunies afin que ne se répètent pas les dérives de 2001."


Lors de la précédente conférence sur le racisme, organisée à Durban en Afrique du Sud, les Etats-Unis et Israël avaient en effet quitté le sommet pour protester contre les tentatives des pays arabes de faire inscrire, dans la déclaration finale, le sionisme comme une forme de racisme.

 

 


Cette fois, le projet de texte final ne mentionne ni Israël ni la diffamation des religions, deux "lignes rouges" définies par les Occidentaux. Et le document a maintenu, contre l’avis de l’Iran, le paragraphe sur la mémoire de l'Holocauste.


Les Etats-Unis ont toutefois annoncé, samedi, qu'ils resteraient à l'écart de la réunion genevoise, tout comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les Pays-Bas, rejoignant en ainsi Israël, le Canada et l’Italie qui ont fait connaître leur absence de longue date. Dimanche, l’Allemagne est venue s’ajouter à la liste des portés pâles.


Dérapage iranien ?


La France, quant à elle, a décidé de prendre part à la conférence pour défendre sa position sur les droits de l’Homme. "Le texte est acceptable, Israël n'est pas stigmatisé, a déclaré, ce lundi sur France Info, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, en faisant allusion au projet de déclaration. Il a précisé que les Européens quitteraient la conférence en cas de "dérapage" iranien. Le Royaume-Uni et la République tchèque ont également fait le choix d’être présents.


"Malheureusement, nous ne pouvons pas être sûrs que la conférence ne serve pas encore de tribune à des opinions choquantes, antisémites notamment", a de son côté indiqué le ministre australien des Affaires étrangères, Stephen Smith, résumant le sentiment partagé par les autres pays boycotteurs.


Au centre de tous les esprits, la venue du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui doit prononcer un discours dans l’après-midi au siège des Nations unies de Genève. Sa dernière déclaration dimanche, avant de se rendre en Suisse, n’est pas là pour apaiser les esprits. "L'idéologie et le régime sioniste (sont) les porte-drapeaux du racisme", a-t-il déclaré.

Première publication : 20/04/2009

COMMENTAIRE(S)