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FRANCE

Les "Continental" appellent à manifester à Hanovre

Vidéo par Virginie HERZ

Dernière modification : 23/04/2009

Les salariés de l'usine Continental de Clairoix, dans l'Oise, ont lancé un appel à manifester "chez les amis allemands", à Hanovre, où se trouve le siège du fabriquant de pneus.

AFP - Après avoir provoqué de violents incidents mardi, les salariés de l'usine Continental de Clairoix (Oise) sont partis pour une manifestation en force à Hanovre, en Allemagne, où se trouve le siège du fabriquant de pneus.

"C'est notre baroud d'honneur. De toute façon, la boîte est morte", confiait Dominique Szczechula, depuis 33 ans à l'usine de Clairoix dont Continental a annoncé, le 11 mars, la fermeture en 2010.

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie se rendra jeudi à Compiègne (Oise) où la sous-préfecture a été en partie saccagée mardi par des salariés de "Conti", a par ailleurs annoncé en début de soirée mercredi le ministère de l'Intérieur.

Elle y rencontrera les personnels de la sous-préfecture.

A 20H22 mercredi, un train spécialement affrété est parti de Compiègne (Oise) à destination de Hanovre avec à son bord un millier de salariés français, attendus jeudi par leurs collègues allemands pour défiler ensemble contre la fermeture des sites de Clairoix et de Hanovre (780 salariés).

Une assemblée générale (AG) s'est tenue à 14H00 devant l'usine en présence d'une majorité de ses 1.120 salariés, afin de régler les derniers préparatifs du déplacement en Allemagne pour lequel le comité d'entreprise a signé un chèque de 55.000 euros à la SNCF.

Les syndicats ont lancé à cette occasion un appel à "manifester pacifiquement" chez "les amis allemands" des "Conti".

"On n'est pas des voyous, on est des salariés en train de mourir", s'est écrié un salarié, tandis que la foule conspuait le nom du Premier ministre François Fillon qui a évoqué mercredi des violences commises par "une très petite minorité" et promis "des poursuites judiciaires".

Des salariés ont commis mardi des déprédations lorsqu'ils ont appris que le tribunal de Sarreguemines (Moselle) - où se trouve le siège de Continental France - les déboutait de leur demande d'annulation ou de suspension de la fermeture.

"On nous parle de carreaux cassés, quelques ordinateurs, mais c'est quoi à côté des quelque 1.100 vies qui vont être brisées. C'est rien!", a lancé Xavier Mathieu, délégué CGT, en assemblée générale.

L'enquête sur le saccage a été confiée à la police judiciaire et "l'identification des casseurs" est en cours, a indiqué à l'AFP le parquet de Compiègne.

A Nice, où s'est tenu un Comité central d'entreprise, direction et syndicats de Continental ont annoncé la tenue le 29 avril d'une réunion tripartite (syndicats, direction et Etat) au ministère de l'Economie, dont le principe avait été proposé la veille par le gouvernement.

"Aujourd'hui, c'est clair, c'est à l'Etat de venir à notre secours", a estimé Antonio da Costa, secrétaire CFTC du CE de Clairoix, à l'issue du CCE.

"On demande à l'Etat (...) qu'il soit garant de l'application de tout ce qui sera dit et signé. Nous, on veut que Continental suspende la procédure de fermeture de l'usine pendant trois mois, le temps des négociations", a réclamé Xavier Mathieu.

Selon Pierre Sommé (FO), "il y a un infime espoir" de maintenir Continental à Clairoix, même si la plupart des salariés disaient seulement espérer d'une médiation de l'Etat de meilleures indemnités de licenciement.

Concernant les "pistes sérieuses" de reprise de l'usine évoquées mardi par le ministre chargé de la relance, Patrick Devedjian, puis qualifiées de "simple hypothèse" par Luc Chatel, les salariés de Continental n'y croient pas.

"Je vois mal un manufacturier reprendre ce qui ne sera plus qu'une coquille vide avec 15.000 m2 d'entrepôts sans machines", confiait un cadre.

La direction de Clairoix a fermé l'usine jusqu'à nouvel ordre en invoquant des raisons de sécurité, le bâtiment d'accueil détruit mardi abritant notamment l'alarme incendie du site.

Première publication : 23/04/2009

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