Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Algérie : une nouvelle loi criminalise la violence contre les femmes

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Bataille de Tikrit : une offensive appelée à durer ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Etats-Unis - Israël : le coup de froid

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

La formation des imams de France en question

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Plan anti-pauvreté : Manuel Valls, le virage à gauche

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts d'Amanda Lear

En savoir plus

#ActuElles

Parité : en découdre avec les stéréotypes

En savoir plus

FOCUS

Quel avenir pour l'opposition russe après le meurtre de Nemtsov ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Sarkozy vs Hollande : le match économique

En savoir plus

EUROPE

Le Parti pirate espère hisser son drapeau au Parlement européen

Texte par Nicolas DE SCITIVAUX

Dernière modification : 25/04/2009

Le "Piratpartiet" suédois connaît un vrai boom depuis la condamnation des promoteurs du site The Pirate Bay par un tribunal de Stockholm. À tel point qu'il espère désormais envoyer un député à Strasbourg, lors des européennes de juin...

Le verdict du procès contre les créateurs du site Internet The Pirate Bay, qui les a condamnés à un an de prison ferme et à plusieurs millions d’euros d’amende, a déclenché une vague d’adhésion au Piratpartiet (PP), le Parti pirate suédois.

  

En quelques jours, la petite formation a vu le nombre de ses adhérents passer de 10 000 à plus de 38 000, la propulsant au rang de quatrième plus important parti politique de Suède.

  

Mais les ambitions du PP ne se limitent pas au niveau national. "Notre objectif est d’obtenir au moins un siège au Parlement européen. Dans cette perspective, nous avons besoin de recueillir 100 000 signatures environ", explique Christian Engström, tête de liste du parti pour les élections européennes, à FRANCE 24.

  

Cet ancien consultant en informatique âgé de 48 ans, par ailleurs fervent défenseur des logiciels "open source" (logiciels libre de droits), s’est converti à l’activisme politique en 2004. Il a, depuis, conduit de nombreuses opérations de lobbying en faveur des libertés informatiques à Bruxelles.

 

Le partage de fichiers bénéfique pour les artistes ?

 

"Nous menons une campagne comme les partis traditionnels, nous distribuons des tracts et tout le reste", précise Christian Engström, dont le programme repose sur deux axes principaux : une réforme des lois qui règlementent les droits d’auteur d'une part, la mise en place de systèmes de protection de la vie privée sur la Toile de l'autre.

  

Prônant "un Internet libre dans une société ouverte", le PP est opposé à tout type de filtrage. Selon Engström, les copies à des fins non commerciales doivent être libres. Contrairement à ce qu’affirme l’industrie du disque et du cinéma, celui-ci estime en effet que le partage de fichiers est bénéfique pour les artistes.

 

"Ils récupèrent ainsi une plus grosse part de gâteau que s’ils étaient dans une maison de disque. L’industrie a eu dix ans pour s’adapter et renouveler son modèle économique, mais elle n’y est pas arrivée", rappelle le Suédois, qui a depuis longtemps cessé de croire que les majors changeront d’attitude.

 

Devenir un exemple

 

Farouchement opposé aux idées de Nicolas Sarkozy sur la réglementation de l'Internet, Christian Engström estime que la loi "Hadopi" ramènerait l’Europe 20 ans en arrière. "L’Europe a besoin de la France pour montrer la voie, mais pas de cette façon là", déplore-t-il.

  

Très optimiste quant à l’issue des élections européennes de juin pour son parti, Christian Engström espère que le "Piratpartiet" sera pris en exemple au-delà des frontières suédoises.

  

"Une fois que nous serons à Bruxelles, les gens écouteront ce que nous avons dire", conclut Engström, affichant un peu plus encore son optimisme.

Première publication : 23/04/2009

COMMENTAIRE(S)