Dernière modification : 23/04/2009 

- José Manuel Barroso - Piraterie - Somalie


Quelque 250 millions de dollars d'aide promis à la Somalie
À l'issue d'une conférence organisée à Bruxelles, la communauté internationale a promis de verser quelque 250 millions de dollars d'aide à la Somalie afin qu'elle puisse rétablir l'ordre sur son sol... et au large de ses côtes.
Guillaume COUDERC (vidéo)

AFP - La communauté internationale a promis jeudi lors d'une conférence des donateurs à Bruxelles environ 250 millions de dollars pour soutenir le rétablissement de la sécurité sur le sol de la Somalie, et ainsi réduire la piraterie dans le golfe d'Aden.
   
"Le montant tourne autour de 250 millions de dollars" (192 millions d'euros) en aides financières, auxquels "il faut ajouter les contributions matérielles et logistiques, donc on est (au final) très nettement au-dessus de ce qu'on avait espéré", s'est réjoui le commissaire européen au Développement Louis Michel, qui a lui-même promis 60 millions d'euros.
   
Quelque 200 millions d'euros, dont 35 millions en nature (tentes, véhicules blindés, équipements divers) étaient espérés sur les douze mois qui viennent pour soutenir le rétablissement de forces de sécurité et de police en Somalie, en guerre civile depuis 1991, et aider la mission de maintien de la paix de l'Union africaine (Amisom).
   
"La communauté internationale dit vouloir aider la Somalie donc nous devons saisir cette opportunité, et unir nos efforts pour rétablir la paix" dans ce pays pauvre de la Corne de l'Afrique, a de son côté plaidé le nouveau président somalien Charif Cheikh Ahmed.
   
"Le peuple somalien est fatigué de toutes ces guerres, de toutes ces tueries intestines", a-t-il souligné, assurant que son gouvernement, qui n'a le contrôle que d'une partie du territoire, faisait "de son mieux pour rétablir la sécurité et la stabilité".
   
Mais il a malgré tout mis en garde la communauté internationale contre la tentation de ne s'attaquer qu'aux pirates, dont les attaques se multiplient au large des côtes somaliennes.
   
"Nous appelons la communauté internationale à ne pas se contenter de solutions partielles. Ceux qui commettent ces délits partent de la terre ferme et nous devons commencer à combattre le problème sur la terre ferme", a-t-il plaidé.
   
"Le rétablissement de la sécurité et de la paix en Somalie est la base de toute solution au problème" (de la piraterie), a-t-il insisté, réclamant notamment de l'aide pour "renforcer" ses gardes côtes.
   
Si la piraterie n'était pas officiellement au menu de cette conférence des donateurs, tous les participants ont fait ce même lien entre sécurité à terre et en mer.
   
"Les actes de piraterie sont une manifestation criminelle qui prolonge en mer la crise et les actes répréhensibles commis sur terre", a souligné le président de la Commission de l'Union africaine Jean Ping, insistant sur la "situation anarchique" dans le pays.
   
L'Union européenne, l'Otan et certains pays individuels ont des navires militaires pour protéger les bateaux dans le Golfe d'Aden. Malgré tout, les attaques ont décuplé au cours du premier trimestre 2009 par rapport à la même période de 2008, passant de 6 à 61, selon le Bureau maritime international.
   
Soulignant les mérites du gouvernement somalien, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a malgré tout souligné la nécessité de développer des forces de sécurité et de police qui respectent certains principes.
   
Le gouvernement "doit s'assurer que ces forces soient inclusives, protègent les civils, et respectent les droits de l'Homme", a-t-il insisté, alors les ONG dénoncent régulièrement les violences des soldats et policiers.
   
Il a également appelé à ne pas oublier les besoins immédiats du tiers de la population -environ 3,2 millions de Somaliens- qui dépend de l'aide internationale pour survivre. "Cet effort (pour la sécurité) ne doit pas se faire aux dépens de l'assistance humanitaire".

Commentaires (4)

Somalie quand tu nous tient....

C'est parceque l'occident se veut tuteur du monde entier en s'octroyant la part du lion qu'il y a injustice et par consequent reaction qui se manifeste soit par un silence ou bombe a retardement soit par une revolte immediate, la piratrie n'est qu'une simple forme d'expression...la Somalie ne demande pas l'aumone..elle demande justice...Comment des politiciens europeens de "haut niveau" osent discuter ainsi...de quelles grandes ecoles ont ete diplomes ....il faut reformer le systeme politique mondiale et non financier

c´est faux du frere du burkina

les europeens n´ont prété que 60 millions avec conditions

somali

ils ne savent pas que la somalie est divisee en trois pays(somaliland republic, puntland republic et somali republic
alors le 250 millions vont aller ou?a

Reveilles-toi

Ceci est bien que les europeens essaient de regler nos problemes. Mais l'Afrque doit prendre conscience que c'est a elle de regler ces problemes. Au delà de nos differences politiques,nous avons tous,africains,une histoire commune,et pour le bien de l'Afrique,c'est a nous d'intervenir. Apprenons a marcher seul.

Réagir à cet article
To prevent automated spam submissions leave this field empty.

Sur le même sujet
Fermer