Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Attentat à l'aéroport d'Istanbul : 41 victimes, la Turquie pointe du doigt le groupe EI

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

La sixième extinction : comment sauver les espèces ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Salia Sanou chorégraphie son désir d'horizons

En savoir plus

TECH 24

Viva Tech : Paris se rêve en capitale de l'innovation

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

La Camargue dans le sillage de ses gardiens

En savoir plus

FOCUS

À Taïwan, la démocratie se conjugue au féminin

En savoir plus

MODE

Les collections masculines 2017 tentent d’égayer un monde traumatisé

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Boris Johnson "exécuté par le Brexit"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Mark Carney vole au secours de l'économie britannique

En savoir plus

FRANCE

Les anti-Hadopi se mobilisent à Paris avant le 29 avril

Texte par Nicolas DE SCITIVAUX

Dernière modification : 30/04/2009

Quelques centaines de personnes se sont rassemblées ce samedi à Paris pour protester contre la loi Hadopi, qui doit à nouveau être débattue par les députés à partir du mercredi 29 avril.

Répondant à l'appel du collectif "Manifestation contre Hadopi", quelques centaines de personnes ont occupé une petite place à quelques pas de l'Assemblée nationale à Paris.

 

Certains sont venus déguisés, d'autres en famille, pour déployer, aux côtés de quelques députés parisiens, des banderoles anti-Hadopi dans une ambiance bon enfant.

 

“La loi est toute pourrie", dénonce un jeune homme déguisé en pirate, et se présentant sous le pseudonyme de "Reytiez". Il dénonce les moyens techniques prévus par la loi pour lutter contre le piratage, trop imprécis selon lui.

  

"On peut faire des erreurs dans les adresses IP, et c’est une atteinte directe à la présomption  d’innocence", ajoute-t-il. En effet, grâce au Wi-Fi - la technologie des réseaux sans-fil -, il est relativement facile de s'inviter sur la connexion Internet d'un voisin et donc d'utiliser son adresse IP. Or, en cas de téléchargement illégal, c'est l'abonné qui se retrouvera condamnable.

 

 

"Beaucoup de personnes ne s’y connaissent pas assez en informatique pour se protéger, et les pirates utiliseront leur connexion pour télécharger", explique ainsi "Gnoll", son amie.

 

Michel, lui, ne télécharge pas, mais il dénonce un "flicage généralisé".

 

"On ne surveille pas ma correspondance alors je ne vois pas pourquoi on surveillerait ma connexion Internet", s'indigne-t-il.

 

Ce blogueur de 67 ans estime par ailleurs que la loi ne résout pas le problème de la rémunération des créateurs. "Hadopi ne protège pas les artistes, mais les distributeurs. C’est aux distributeurs de changer de métier !"

 

Autre aspect absurde selon lui, le fait qu'Hadopi risque d'être très rapidement rendue caduque par la législation européenne. "C’est débile de voter une loi au niveau national, alors qu’au niveau supranational, l’UE va légiférer dans le sens contraire", explique-t-il.

 

"Lobotomie", 20 ans, reconnaît à demi-mots avoir déjà téléchargé des morceaux piratés. 

 

"On télécharge parce qu’on n’a pas les moyens d’acheter. Si j’avais de l’argent, j’achèterais", affirme la jeune femme, avant de remettre en question l'efficacité de la loi Hadopi : "Ce n’est pas comme ça qu’on va empêcher les gens de télécharger".

 

Après avoir été rejeté une première fois par l'Assemblée nationale le 9 avril dernier, le projet de loi "Création et Internet", présenté comme une riposte graduée visant à stopper le téléchargement illégal de films ou de morceaux de musique, sera à nouveau soumis aux députés le 29 avril, pour un vote solennel planifié le 12 mai.

Première publication : 25/04/2009

COMMENTAIRE(S)