Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Algérie: un terrorisme pas si "résiduel"

En savoir plus

DÉBAT

Sommet de l'ONU sur le climat : nouvelle conférence, nouvel élan ?

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État islamique : la coalition passe à l'offensive

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ségolène Royal : "le dérèglement climatique est un enjeu crucial"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Algérie : un Français enlevé par un groupe lié à l'organisation de l'EI

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Couple franco-allemand : la cigale et la fourmi ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Nicole Garcia, actrice et réalisatrice accomplie

En savoir plus

FOCUS

L'Afrique à Paris !

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

La route rebelle de Nouvelle-Caledonie et les étudiants reconstruisent Tripoli

En savoir plus

  • Coalition contre l'EI : longtemps frileuse, la Turquie prête à s'engager

    En savoir plus

  • Les Français jihadistes présumés sont rentrés de Turquie sans être arrêtés

    En savoir plus

  • Course contre la montre pour retrouver l’otage français en Algérie

    En savoir plus

  • Frappes contre l’EI en Syrie : "Ce n'est pas le combat de l'Amérique seule"

    En savoir plus

  • Arab Bank reconnue coupable d'avoir financé des terroristes

    En savoir plus

  • Emma Watson, féministe engagée et menacée

    En savoir plus

  • Rama Yade : "C'est une guerre entre la civilisation et la barbarie"

    En savoir plus

  • Ségolène Royal : "le dérèglement climatique est un enjeu crucial"

    En savoir plus

  • Poucettes, matraques à pointes : le marché de la torture "made in China"

    En savoir plus

  • Les lycéennes et collégiennes turques autorisées à porter le voile islamique

    En savoir plus

  • Droit à l'avortement : le gouvernement espagnol abandonne son projet de loi

    En savoir plus

  • L'armée israélienne abat un avion de chasse syrien au-dessus du Golan

    En savoir plus

FRANCE

Le "gang des barbares" dans le box des accusés

Vidéo par Hélène DROUET

Texte par Nicolas DE SCITIVAUX

Dernière modification : 29/04/2009

Le procès de Youssouf Fofana et de 26 complices présumés s'ouvre, ce mercredi, à la cour d'assises des mineurs de Paris pour le "meurtre aggravé" d'Ilan Halimi en 2006. La mère de la victime réclame un procès public.

Le procès de Youssouf Fofana débute ce mercredi devant la cour d'assises de Paris pour le "meurtre aggravé" d'Ilan Halimi en 2006.

 

Décrit comme un "caïd de cité", ce jeune d'origine ivoirienne, aujourd'hui âgé de 28 ans, a marqué les 37 avocats qui l'ont rencontré, dont certaines sommités du barreau, comme Jacques Vergès ou Eric Dupond-Moretti, qu'il a récusés ou qui ont préféré ne pas assurer sa défense.

 

Au total 27 personnes, dont des mineurs et une dizaine de jeunes femmes, doivent comparaître pour l'enlèvement et l'assassinat du jeune homme de confession juive.

 

Mais la figure de Youssouf Fofana, chef présumé du "gang des barbares", reste prépondérante.

 

Torturé et brûlé vif

 

Le 20 janvier 2006, Ilan Halimi, salarié dans un magasin de téléphonie mobile, est attiré par une jeune femme en banlieue parisienne, où il sera enlevé, avant d’être séquestré dans une cité de Bagneux, dans les Hauts-de-Seine.

 

Les kidnappeurs réclament alors à la famille d’Ilan, qu'ils pensent riche car de confession juive, 450 000 euros en échange de sa libération.

 

Dans l’attente de la rançon, qui ne pourra jamais être payée, Ilan Halimi est torturé par ses ravisseurs puis brûlé vif et abandonné près d’une voie ferrée, où il sera retrouvé agonisant le 13 février, avant de décéder sur le chemin de l'hôpital.

 

Une complice, qui a préféré se rendre à la police, permettra aux enquêteurs de retrouver Youssouf Fofana, en cavale en Côte d'Ivoire. Il sera finalement arrêté le 23 février et extradé vers la France quelques jours plus tard.

 

La mère d’Ilan s’en prend aux enquêteurs

 

Ruth Halimi, la mère de la victime, a publié, le 2 avril dernier, un livre dans lequel elle critique de manière virulente le travail de la brigade criminelle en charge de l’affaire.

 

Elle reproche notamment aux enquêteurs de ne pas avoir immédiatement diffusé le portrait-robot de la jeune fille ayant servi d’appât, sous prétexte que cela mettrait en danger la vie d’Ilan. "Moi, je crois au contraire que cela l’aurait sauvé", écrit-elle.

 

Aujourd’hui, elle souhaite que le procès ne se déroule pas à huis clos. "C’est la loi du silence qui l’a tué, déplore Ruth Halimi. Je pense qu’il faut que les débats soient publics, pour qu’on puisse voir ces jeunes qui ont torturé Ilan."

Première publication : 27/04/2009

COMMENTAIRE(S)