En ce lundi 27 avril, le Paseo de la Reforma, qui d'habitude grouille de monde, semble désert. Les commerces qui bordent cette artère majeure de Mexico souffrent des répercussions de la grippe porcine.
| La grande surface SanbornsD.R. La grande surface mexicaine Sanborns est quasiment vide. Pourtant, tous les employés y portent un masque sanitaire. Edith est formelle : "Non, notre vie n'a pas changé" D.R. Edith et Ulises ont tous deux conscience de l'ampleur de la crise de la grippe porcine, mais ils restent sereins. Au bureau, Ulises porte un masque. Edith l'enfile pour prendre le métro et faire les courses. Quand ils se retrouvent, ils l'enlèvent. Ulises et Edith, natifs de MexicoD.R. Edith est étudiante. L'université étant fermée jusqu'au 6 mai au moins, Edith passe ses journées à la maison et ses soirées avec son ami, Ulises. Lui préférerait aussi rester chez lui, mais il ne peut prendre le risque de perdre son travail. "Je suis préoccupée, mais je ne comprends pas bien ce qui se passe"D.R. Comme beaucoup de gens, Juana est inquiète pour sa famille et pour ses proches. Manuel et Concepcion ne voient pas l'intérêt de porter un masque.D.R. Ils sont convaincus qu'il ne les protégera pas contre le virus. Concepcion extrait un petit masque bleu de la poche arrière de son sac à dos. "Je l'ai toujours avec moi," plaisante-t-elle. Juana est venue chercher du travail à MexicoD.R. Juana, qui a quitté Oaxaca il y a onze ans pour venir travailler à Mexico, nettoie les rues de la ville. Elle se sent frustrée parce que dépassée par les événements. Dans la pharmacie du SanbornsD.R. "On ne veut prendre aucun risque," raconte l'un des employés. Dehors, les quelques personnes qui se promènent ont l'air plus décontractées. Moins de la moitié d'entre elles portent le masque sanitaire. La plupart le garde autour du cou, au lieu de le porter sur la bouche et sur le nez. | Photos : B. Fenwick | |
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