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Le TSL ordonne la libération de quatre généraux libanais

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 29/04/2009

Le Tribunal spécial pour le Liban a demandé la libération des 4 généraux détenus dans l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri. Sur FRANCE 24, le ministre de la Justice libanais a annoncé qu'ils allaient être libérés immédiatement.

Le juge de mise en état du TSL, Daniel Fransen, a ordonné la libération des quatre généraux libanais détenus au Liban depuis 2005, dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri.


Il s'agit de l'ex-chef de la garde présidentielle, Moustafa Hamdane, de l'ex-directeur général de la Sûreté générale, Jamil Sayyed, de l'ex-chef des Forces de sécurité intérieure, Ali Hajj, et de l'ancien chef des renseignements de l'armée, Raymond Azar.

 

Bien qu'ils soient détenus au Liban, leur sort dépendait du TSL, la justice libanaise ayant décidé de se dessaisir du dossier à son profit, début avril.

 

À quelques semaines des élections législatives libanaises qui verront s’affronter Saad Hariri, le fils de l’ex-Premier ministre assassiné et leader de la majorité parlementaire anti-syrienne, et l’opposition conduite par le Hezbollah, la décision du TSL était très attendue au sein de la classe politique.

 

La création de ce tribunal avait été, en effet, une pomme de discorde entre majorité anti-syrienne et opposition pro-syrienne.

 

Créé en 2007 par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, il s’agit du premier tribunal international antiterroriste. Le TSL a débuté ses travaux le 1er mars, dans la banlieue de La Haye.

 

Il est notamment chargé de faire la lumière sur l'assassinat de Rafic Hariri tué, en compagnie de 22 autres personnes, dans un attentat à la camionnette piégée à Beyrouth, le 14 février 2005.

 

Dans deux premiers rapports, une commission d'enquête mandatée par l'ONU avait fait état de "preuves convergentes" sur l'implication des services de renseignements syriens et libanais dans l'attentat.

 

Bien que des noms de proches du président syrien Bachar al-Assad aient été cités par les enquêteurs, Damas a toujours nié toute implication.

 

Première publication : 29/04/2009

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