- Épidémie - Mexique - Santé
Le métro est nettement moins bondé qu'à son habitude en cette fin d'après-midi. Il n'est pas pour autant vide. Un grand nombre de personnes continuent à se déplacer avec les transports en commun.
A défaut de posséder une voiture, beaucoup de gens sont forcés de prendre le métro. Carla préférerait se déplacer à travers la ville autrement car elle a peur d'attraper le virus H1N1. "Cela ne me plaît pas, mais je n'ai pas d'autre option. Quand quelqu'un à côté de moi tousse, je m'éloigne de lui. C'est le mieux que je puisse faire pour éviter de tomber malade."
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Ce mendiant aveugle, au contraire, ne semble pas se préoccuper de la crise sanitaire. Il n'a rien changé à sa routine. Il ne porte pas de masque et continue à mendier dans les rames. Contre dix pesos, il vous donne un CD de musique intitulé "Les chansons les plus romantiques de tous les temps".
Même dans ce lieu réputé à haut risque de contagion, David ne porte lui non plus pas le masque sanitaire. "Je ne suis pas tombé malade jusqu'ici, alors pourquoi tomberais-je malade à présent ?"
Alors que le virus H1N1 fait la une des journaux à travers le monde, nombreux sont les citoyens de Mexico qui continuent à se sentir dépassés par les événements, comme cette vielle femme. "Pourquoi je ne porte pas le masque ? Mais il sert à quoi ce masque ? Je ne comprends pas !"
Dans le métro, on est également surpris par le nombre d'enfants qui ne portent pas le masque. Les scientifiques s'accordent à dire que le virus H1N1 peut se transmettre par le biais de l'air. Pourquoi le port du masque n'est-il donc pas obligatoire ?
Lire les précédents billets de Battiste Fenwick depuis Mexico :





























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