Onze pays sont désormais touchés par le virus H1N1 et 257 cas sont confirmés : ce sont les derniers chiffres officiels diffusés jeudi après-midi par l’Organisation mondiale de la santé. L’OMS, qui a relevé mercredi son niveau d’alerte pandémique de 4 à 5 (sur une échelle de 6), a toutefois jugé jeudi qu’il n’était pas opportun "dans l’immédiat" de passer à la phase ultime.
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" Nous n’avons pas d’élément pour passer au niveau d’alerte 6", a déclaré le docteur Keiji Fukuda, numéro 2 de l’organisation.
Au Mexique, foyer de l’épidémie, le nouveau bilan s'élève à 12 morts alors que le gouvernement estime le nombre de cas "confirmés" à 260, a annoncé jeudi le ministre de la Santé, José Angel Cordova. Aux Etats-Unis, deuxième pays le plus touché, le nombre de cas confirmés est passé à 118 jeudi, l’épidémie s’étendant désormais à 15 Etats. Aucun nouveau décès n'a été enregistré dans le pays depuis celui d'un enfant mexicain de moins de deux ans, dont la mort au Texas avait été annoncée mercredi.
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Plusieurs pays ont confirmé jeudi leur premier cas de H1N1, notamment les Pays-Bas et la Suisse. En France, aucun cas n’a pour l’instant été confirmé, mais l’Institut de veille sanitaire a annoncé que cinq cas étaient désormais "probables".
Le gouvernement français a toutefois décidé d’élever le niveau d’alerte dans l’Hexagone, de 4 à 5. Le niveau 5 donne théoriquement la possibilité d'envisager des quarantaines pour les cas suspects et de procéder à restrictions de circulation, fermetures d'écoles et de lieux publics et interruption des transports en commun.
Mesures pour enrayer l'épidémie
Un peu partout dans le monde, les mesures se multiplient pour tenter d’enrayer la propagation du virus. Aux Etats-Unis, quelque 300 écoles ont fermé jeudi, a annoncé le ministère américain de l’Education, notamment à New York et au Texas. Certains établissements devaient rouvrir en fin de semaine après vérification que des enfants malades n'étaient pas porteurs du virus.
Mais lassés d'une semaine de psychose et de vie en vase clos, beaucoup de Mexicains ont ignoré l'appel de leur président. La circulation automobile a commencé à reprendre ses droits dans les grandes artères de Mexico, où les embouteillages infernaux ont refait leur apparition pendant cette période fériée, souvent synonyme de bol d'air à la plage.
"Mexico n’est pas une ville morte, mais les obstacles à une vie normale s’accumulent pour les habitants, témoigne Gallagher Fenwick, envoyé spécial de FRANCE 24 au Mexique. Il devient difficile de se procurer de la nourriture, c’est un véritable parcours du combattant."
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