Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Danemark : comment lutter contre la radicalisation des jeunes ?

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Réformer la France : la recette Sarkozy

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Des enfants en cage pour frapper les esprits en Syrie et immersion avec les "fouilleurs" de Côte d'Ivoire

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Poutine veut affirmer la voie russe, quitte à se confronter à l’Occident"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Mali : Bamako espère que les groupes du Nord signeront l'accord de paix

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Ebola : le pire est-il passé ?

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Netanyahou à Washington : une visite controversée

En savoir plus

SUR LE NET

La police de Los Angeles accusée d'avoir tué un sans-abri

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les milliardaires, toujours plus nombreux

En savoir plus

EUROPE

Après Rome, Lieberman poursuit à Paris sa tournée européenne

Vidéo par Cyril VANIER

Dernière modification : 05/05/2009

La France a insisité sur l'"urgence" de faire progresser le processus de paix au Proche-Orient, lors de la première visite à Paris du nouveau ministre israélien des Affaires étrangères, l'ultra-nationaliste Avigdor Lieberman.

AFP - Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a été reçu mardi par le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, a constaté sur place une journaliste de l'AFP.

Au cours de cet entretien qui a duré près d'une heure, le chef de la diplomatie israélienne et le bras droit du président Nicolas Sarkozy ont "échangé leurs points de vue sur la façon dont on envisage les problèmes au Proche Orient", notamment "les relations avec les Palestiniens", a indiqué M. Guéant.

"J'ai indiqué les positions de la France, M. Lieberman les siennes", a-t-il ajouté, sans donner d'autres précisions sur la teneur de l'entretien.

Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, a appelé mardi M. Lieberman, qu'il avait reçu juste avant son entretien à l'Elysée, à reprendre d'"urgence" le processus de paix avec les Palestiniens.

La France plaide pour "la création avant la fin 2009 d’un Etat palestinien viable coexistant dans la paix et la sécurité avec Israël".

Avigdor Lieberman estime qu'Israël n'est pas lié par le processus lancé à Annapolis (Etats-Unis) qui a relancé fin 2007 les négociations de paix avec les Palestiniens, avec l'objectif de parvenir à un accord sur un Etat palestinien.

Il défend pour sa part une reprise des négociations avec les Palestiniens dans le cadre de la "Feuille de route", un plan international de paix prévoyant la création d'un Etat palestinien au terme de plusieurs étapes, notamment la fin des violences et le gel de la colonisation israélienne.

"M. Lieberman a exposé son point de vue sur le défi iranien et salué la position de la France à cet égard", a indiqué une source diplomatique israélienne à l'AFP.

Concernant les Palestiniens, il a également expliqué à M. Guéant, et avant lui à M. Kouchner, que "des décennies d'efforts en vue de la paix ont échoué" et qu'"à son sens, cela justifie une réflexion sur un changement de méthode pour parvenir à la paix avec les Palestiniens", selon la même source.

Selon lui, "il faut aider les Palestiniens à exercer un véritable contrôle de leur vie et à se doter des outils d'un Etat - forces de sécurité, économie viable - pour assurer un avenir stable".

"C'est un processus qui pourrait durer cinq à sept ans", a dit M. Lieberman à ses interlocuteurs, selon la source diplomatique israélienne.

"C'est pour lui la méthode la plus cohérente" et il estime que "les tentatives de conclure un traité de paix avant d'assurer la stabilité économique et les moyens de fonctionner sont vouées à l'échec", a-t-on ajouté de même source.

Le chef de la diplomatie israélienne, qui s'est "félicité de la relation d'Israël avec la France", a également affirmé à MM. Kouchner et Guéant que "la communauté internationale (avait) les moyens d'aider les Palestiniens à atteindre ces objectifs".

Avigdor Lieberman effectue une tournée en Europe qui l'a déjà conduit, lundi, à Rome. Il doit ensuite se rendre à Prague puis Berlin.

Première publication : 05/05/2009

COMMENTAIRE(S)