Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le copilote de la Germanwings était-il dépressif ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Offensive militaire au Yémen - Elections départementales en France

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Crash de l'A320 de Germanwings - Les élections au Nigeria

En savoir plus

REPORTERS

San Cristóbal, le chaudron vénézuélien

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Chômage, au-delà de la courbe

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Tunisie : la fête nationale endeuillée par l'attentat du Bardo

En savoir plus

MODE

Alaïa, Jarrar et Kayrouz marient l'ascèse à la sensualité

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle au Nigeria : les 2 principaux rivaux signent un accord de paix

En savoir plus

#ActuElles

Les super héroïnes débarquent dans la BD

En savoir plus

EUROPE

Le Pays basque tourne la page de 30 ans de domination nationaliste

Dernière modification : 05/05/2009

Pour la première fois depuis 30 ans, le parlement régional du Pays basque va investir, ce mardi, un nouveau chef de gouvernement régional non-nationaliste. Il s'agit du socialiste Patxi Lopez (photo), élu grâce à une coalition gauche-droite.

AFP - Le Pays Basque espagnol s'apprête à tourner la page de 30 ans de domination du Parti nationaliste basque (PNV), avec l'investiture mardi au parlement régional de Vitoria (nord) du premier chef de gouvernement régional non-nationaliste, le socialiste Patxi Lopez.

"Cela va être un jour historique avec l'investiture du premier président d'un gouvernement non-nationaliste", résume pour l'AFP, Florencio Dominguez, spécialiste des questions basques.

Avec 25 députés, les socialistes ne sont arrivés qu'en deuxième position aux élections basques du 1er mars, nettement derrière les nationalistes du PNV (30 députés), mais l'apport des voix de la droite leur assure de diriger la région.

Patxi Lopez s'est juré de barrer la route au nationaliste Juan José Ibarretxe qui dirige depuis plus de dix ans le gouvernement de cette région autonome et dont les projets souverainistes ont dû être par deux fois bloqués par les socialistes au pouvoir à Madrid.

Il a scellé une alliance avec le troisième parti en nombre de voix, le Parti Populaire (PP, droite), pourtant principal parti d'opposition au plan national du gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero.

Cet accord va permettre à M. Lopez de devenir le premier socialiste à diriger une région meurtrie par plus de 40 ans d'attentats de l'organisation indépendantiste armée ETA.

"Ce qui va changer, en dehors de la politique que va développer le gouvernement de Patxi Lopez, c'est l'idée que le pouvoir était jusqu'alors au Pays Basque le patrimoine exclusif du PNV", explique M. Dominguez, rédacteur en chef de l'agence Vasco Press.

Après avoir gouverné sans discontinuer depuis l'adoption de l'actuel statut d'autonomie du Pays Basque (1979) et beaucoup influé sur la vie économique, sociale et culturelle de la région, le PNV va "devenir un parti comme un autre", selon M. Dominguez.

Le vote d'investiture est prévu mardi en début de soirée, après les discours des deux candidats, MM. Lopez et Ibarretxe, et les interventions des groupes politiques.

Après son investiture, M. Lopez prêtera serment jeudi dans la localité de Guernica (nord) selon une cérémonie traditionnelle et annoncera son équipe composée de socialistes et de personnalités "indépendantes".
 

Première publication : 05/05/2009

COMMENTAIRE(S)