Dernière modification : 05/05/2009 

- Irak - Musique - Silvio Berlusconi


Revue de presse
Revue de détail des titres de la presse internationale du jour.
Par Clément MASSE (texte)

 Libero (Italie)

On ouvre cette revue de presse avec le sujet qui tient la presse italienne en haleine : la demande de divorce de Veronica Berlusconi, la femme du "Cavaliere". Toute cette affaire serait de la faute de la gauche : tel est l’argument que Silvio Berlusconi essaie de développer dans les journaux italiens, ce matin. Il s’agirait d’un complot destiné à le déstabiliser et sa femme se ferait, selon lui, manipuler.
 
"Libero", par exemple, - un journal détenu par un ami de Berlusconi - compare Veronica Berlusconi à Antonio Di Pietro, un juge anti-corruption italien présenté comme un ennemi farouche du président du Conseil italien. Selon le quotidien, Veronica Berlusconi nourrirait les mêmes intentions que le juge Di Pietro, à savoir : le détruire, lui et son empire, devant les tribunaux. La réaction de Di Pietro vient un peu calmer le jeu : cette histoire ne me regarde aucunement, a-t-il déclaré.
 
D’une manière générale, les journaux proches de Berlusconi l'aident à retourner la situation en sa faveur, laissant croire que c’est lui qui, en fait, choisit le divorce...
 
 
 
Ces théories amusent beaucoup "La Repubblica", un quotidien marqué à gauche. Dans ses colonnes, le leader de l’opposition, Dario Franceschini, tient ce commentaire : "Cette histoire est tout simplement pathétique", lance-t-il.
 
 
 
La presse pakistanaise fait sa une sur la possible aide américaine de 7,5 milliards de dollars à Islamabad pour lutter contre l'extrémisme islamiste. "The Dawn" titre sur ce geste de Washington envers le président pakistanais, Asif Ali Zardari. Le Congrès américain devrait voter en faveur du projet, alors que le président pakistanais arrive aux États-Unis pour une visite de quatre jours.
 
 
 
 
"The New York Times" revient, lui aussi, sur ce sujet. Il propose une rencontre avec un stratège Taliban, au Pakistan, dont le profil est détaillé dans le journal. Il n’a que 28 ans et explique que l’action du mouvement religieux repose sur une libre circulation de ses hommes sur la frontière pakistano-afghane et sur un recrutement apparemment facile au Pakistan, ainsi que dans les villages de sympathisants afghans.
 
 
 
 
 Le quotidien américain "USA Today" évoque un nouveau programme interculturel promu par le département d’État.
 
Il s’agit d’envoyer des  musiciens, notamment dans des pays hostiles aux États-Unis, comme l’Afghanistan et l’Irak. Une délégation a ainsi été reçue à Bagdad.
 
Une telle initiative reflète, selon le journal, la nouvelle stratégie américaine dans le pays. "USA Today" rappelle que la secrétaire d’État, Hillary Clinton, avait déjà mis en avant l’idée que la diplomatie américaine devait développer une forme de "puissance intelligente", à savoir : utiliser des moyens non-militaires pour étendre l’influence de Washington à l’étranger.
 
"USA Today" explique que l’administration américaine a déjà utilisé cette stratégie dans le passé, notamment pendant la Guerre froide, lorsque des musiciens de jazz comme Louis Armstrong ou Dizzy Gillespie étaient envoyés derrière le rideau de fer pour y étendre l'aire d'influence culturelle américaine.
 
 
 
Les voix américaines ont également contribué à contrebalancer l’image des États-Unis à l’étranger à travers les "protest songs", les chansons protestataires. Il en a été question, ce dimanche, à New York, où de nombreuses stars ont fêté les 90 ans de Pete Seeger, l’une des figures mythiques de la musique folk américaine.
 
Entouré de Bruce Springsteen, de Kris Kristofferson, ou encore de Joan Baez, photographiés à ses côtés dans un article de "The Irish Times", à Dublin. L’homme qu’ils ont célébré est, en quelques sortes,  leur père à tous. Bruce Springsteen a parlé de lui comme d’un modèle. Il l’a décrit comme l’homme, qui depuis les années 1930, a eu l’audace et le courage de chanter l’Amérique avec les mots du peuple. Il a d’ailleurs récemment publié un très bel album des morceaux de l’artiste. Les Irlandais, quant à eux, gardent un attachement très fort à la musique folk américaine, puisque c’est de chez eux qu’elle est partie... Autant d'histoires que les immigrés irlandais ont amené avec eux aux États-Unis.
 

 

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