Dernière modification : 08/05/2009 

- États-Unis - Rébellion - Soudan - Tchad


Washington exhorte les rebelles à cesser les combats
Les États-Unis ont condamné, jeudi, l'incursion dans l'est du Tchad de rebelles venant du Soudan. Selon un bilan provisoire présenté par l'armée régulière, les combats entre les deux camps auraient déjà fait 146 morts.
Tatiana MOSSOT (vidéo)

AFP - Les Etats-Unis ont condamné jeudi l'incursion des rebelles tchadiens dans l'est du Tchad en provenance du Soudan, qui a conduit à des affrontements avec les forces gouvernementales dans une région où se trouvent de nombreux réfugiés.

"Les Etats-Unis condamnent les attaques menées actuellement par les rebelles tchadiens qui ont franchi la frontière depuis le Soudan", a déclaré dans un communiqué un porte-parole du département d'Etat, Robert Wood.

"Nous soutenons la sécurité, la stabilité et l'intégrité territoriale du Tchad", a-t-il ajouté.

"Nous appelons les rebelles à mettre fin à toutes leurs opérations offensives, à renoncer à la violence et à entamer des négociations avec le gouvernement du Tchad pour réintégrer la société tchadienne", ajoute le communiqué.

"Nous appelons également le gouvernement soudanais à désarmer et démobiliser tous les rebelles tchadiens présents sur son territoire (...) et à faire en sorte qu'ils retournent rapidement au Tchad", poursuit-il.

Le Soudan et le Tchad, qui s'accusent mutuellement de soutenir la rébellion de leur voisin, ont signé dimanche à Doha, au Qatar, un accord en vue d'une réconciliation, que le communiqué du département d'Etat les appelle à respecter.

Il a rappelé également que l'envoyé spécial des Etats-Unis pour le Soudan, Scott Gration, était à Khartoum et prêt à travailler avec "les parties pour mettre fin à cette 'guerre par procuration'" et aider les deux pays à normaliser leurs relations.

Entrée le 4 mai dans l'est du Tchad en provenance du Soudan voisin, l'Union des forces de la résistance (UFR), alliance des principales factions rebelles du Tchad, affirmait progresser avec pour "objectif final" N'Djamena, la capitale.

Le gouvernement a assuré avoir pris toutes les dispositions pour les contrer, et faire en sorte qu'"aucune ville de l'est" du Tchad ne tombe sous leur contrôle.

L'est du Tchad abrite des réfugiés soudanais, centrafricains et des déplacés tchadiens, auxquels de nombreuses organisations apportent une assistance humanitaire.

Commentaires (2)

Comdamnation n'est que réaction!

Aujourd’hui ce qui se passe au Tchad doit interpeller toute l’humanité éprise de paix car c’est la désolation et les fruits de vingt années de reconstruction qui repartent en fumées. Seulement, voilà, notre planète a une communauté internationale fictive qui est peu habituée à l’action. Si elle avait agit, le Tchad, le Congo, le Rwanda, le Darfour et j’en passe seraient de havres de paix en Afrique. Mais très souvent, elle laisse faire sinon tire sur les ficelles et se permet après de faire des déclarations de principe au contenu invariant. Rood, Solona ont donné le coup d’envoi d’une série de condamnations que les ondes vont égrener laborieusement et allègrement. Entre-temps demandons si le Tchad appartient à des organisations sous régionales? Si oui, que font-elles? Ne sont-elles pas ménacées?

tchad

Nous ,jeunes tchadiens,sommes contre la prise du pouvoir par les armes et en meme temps contre le maintien au puvoir par les armes.Si les USA sont contre les insurges ,ils doivent en meme temps user de tout leur pouvoir pour qu'il y est des elections libres et tranparentes.c'est pourquoi la democratie est la solution

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