Dernière modification : 09/05/2009 

- Crise économique - Emploi - France


Tollé après une proposition de reclassement dans une usine textile
Tollé après une proposition de reclassement dans une usine textile
La société Carreman a récemment proposé à neuf de ses salariés un reclassement en Inde pour 69 euros par mois. En réponse au tollé provoqué par cette décision, la direction de l'usine a répondu qu'elle ne faisait qu'appliquer la loi.

AFP - Un chef d'entreprise textile de Castres a récemment proposé à neuf salariés licenciés un reclassement en Inde pour 69 euros brut par mois, provoquant stupeur et colère au sein de l'entreprise et dans la région.

La direction de l'usine textile Carreman, qui emploie 150 personnes à Castres, a décidé de licencier neuf de ses salariés et leur a proposé un reclassement dans une autre usine du groupe à Bengalore, en Inde.

La proposition, jugée scandaleuse par les salariés, est de 69 euros brut par mois pour six jours de travail. Elle inclut un 13e mois, une assurance médicale et une caisse de prévoyance.

"Il y eu un sentiment de colère mélangé à de la stupéfaction" lors de la découverte de ces propositions, a déclaré à l'AFP un responsable du syndicat CGT, Edmond Andreu, qui a dénoncé un manque de "respect" pour les salariés.

La direction de l'usine a répondu qu'elle ne faisait qu'appliquer la loi. "C'est la loi française qui nous oblige à faire par écrit une proposition de reclassement si on dispose d'autres sites, même si c'est en Papouasie ou au Bengladesh. Je suis conscient que c'est stupide, mais c'est la stupidité de la loi", a déclaré le PDG de Carreman, François Morel, dans un entretien au quotidien régional la Dépêche du Midi vendredi.

Carreman compte une autre unité en France, une en Roumanie et une en Inde. Le député de Castres, Philippe Folliot, a estimé de son côté qu'il fallait "faire modifier les textes" sur les reclassements. "A la notion d'emploi équivalent, il faut rajouter la notion de salaire équivalent", a-t-il dit, cité par le quotidien.

Les propositions de reclassement dans des pays à bas coût de main d'oeuvre se sont répandues ces dernières années.

En dernier lieu l'équipementier automobile rennais La Barre Thomas a proposé en avril à des techniciens des reclassements en Pologne pour environ 700 euros brut par mois.

Indépendamment des reclassements, une offre d'emploi d'informaticien "low cost" basé à Pondichéry en Inde pour 160 à 320 euros par mois, publiée par l'agence française pour l'emploi, avait aussi déclenché une polémique il y a un an.
 

Commentaires (3)

capital

comme la loi est bien faites au benefice des patrons .on decentralise pour le pognon mais on ne licencie pas on offre un reclassement , quelle aubaine on se permet de diviser la paye par dix et on a le toupet de pretendre garder les emplois ,de qui se moque t'on ? on offre du travail sous payé et on se dit francais si seulement il y avait un benefice pour s'expatrier mais c'est le tarif local

une honte

En 2012 on devrais proposez des boulots de ce genre a tout ces politiciens

Bravo aux députés et sénateurs qui votent ce type de loi

J'espère qu'avec les montants mirobolants proposés a ces salariés, le prix du voyage est à leurs charges...

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