Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Gabon : la CPI annonce l'ouverture d'un examen préliminaire

En savoir plus

TECH 24

Sex-tech : les technologies de l'intime

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Maudite courbe : comment faire baisser le chômage en France ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Clinton vs Trump : le match des programmes économiques

En savoir plus

#ActuElles

Laurence Rossignol : "Tout sexisme est insupportable"

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dans les coulisses de la Fashion Week parisienne

En savoir plus

FOCUS

Venezuela : État déliquescent et lynchages de rue

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Jean Todt : "Être compétitif, c'est aussi être responsable"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Le "Grand jeu" de Céline Minard pour échapper au désordre du monde

En savoir plus

Afrique

Jacob Zuma doit annoncer la composition de son gouvernement

Vidéo par Nadia CHARBIT

Dernière modification : 10/05/2009

Élu mercredi par le Parlement à la tête de la Nation arc-en-ciel, le leader du Congrès national africain (ANC) Jacob Zuma, qui a prêté serment samedi, doit maintenant annoncer la composition de son gouvernement.

AFP - Le nouveau gouvernement sud-africain, dont la composition sera annoncée dimanche, va devoir s'atteler rapidement à la lutte contre la pauvreté dans la première puissance économique d'Afrique, en repensant un système social qui a montré ses limites.


En dépit de l'existence d'un vaste programme social dont bénéficie un quart des Sud-Africains, le taux de pauvreté dans le pays reste considérable, essentiellement chez les Noirs, quinze ans après la fin du régime d'apartheid.

Depuis l'instauration de la démocratie, le Congrès national africain (ANC) a dirigé tous les gouvernements et se débat pour tenter de réduire la pauvreté. Les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes, ni des dépenses réalisées.

En 1994, année des premières élections multiraciales, environ 51% de la population était considérée comme pauvre, contre 41% en 2007, selon des chiffres officiels sud-africains. En 2008, selon l'ONU, 43% des 48,5 millions de Sud-Africains vivaient avec moins de deux dollars par jour.

Une situation d'autant plus insupportable que le pays a connu depuis 1994 un taux de croissance relativement élevé et que l'écart entre riches et pauvres ne cesse de se creuser.

Tous les yeux sont maintenant tournés vers l'administration du nouveau président Jacob Zuma, investi samedi à la tête du pays, qui se présente comme un homme à l'écoute du peuple et est lui-même issu d'une famille indigente.

L'an dernier, 12 millions de personnes ont bénéficié d'aides de l'Etat. Le coût du programme est passé de 72,3 milliards de rands (6,4 milliards d'euros ou 8,6 milliards de dollars) en 2005-2006 à une estimation de 118,1 milliards de rands pour 2009-2010, soit 4,8% du Produit intérieur brut (PIB), selon un rapport de l'Etat publié en 2009.

Mais, comme le prouvent les résultats décevants, "la pauvreté ne peut pas être supprimée avec la distribution d'allocations sociales", estime le porte-parole de l'organisation sud-africaine de Contrôle des services publics, Colm Allan.

"Les moyens efficaces de réduire la pauvreté passent par une amélioration de la gestion des fonds publics, cela nécessite une planification stratégique et une surveillance du budget", poursuit-il.

A peine élu, M. Zuma a appelé les fonctionnaires à "travailler dur". Il a promis de renforcer le contrôle des budgets de l'Etat.

En octobre 2008, le gouvernement avait publié un plan anti-pauvreté axé sur la création d'emplois et le logement. L'ANC a promis de poursuivre ce programme, ce qui lui a valu de l'emporter largement lors des élections générales du 22 avril dans des régions rurales, où la pauvreté est la plus criante.

La tâche s'annonce cependant d'autant plus ardue que l'Afrique du Sud s'apprête à entrer en récession.

L'industrie minière, le plus gros employeur du pays avec près d'un demi-million de travailleurs, a déjà licencié des milliers de personnes ces derniers mois en raison de la chute des cours. Au premier trimestre de cette année, ce sont 208.000 emplois qui ont été supprimés tous secteurs confondus.

"Il n'y aura pas de lune de miel pour ce nouveau gouvernement", prédit Siphamandla Zondi, analyste à l'Institut pour le dialogue global.

Première publication : 10/05/2009

COMMENTAIRE(S)