Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

CAP AMÉRIQUES

La stratégie des États-Unis face à l'organisation de l'EI

En savoir plus

FOCUS

Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Niki de Saint-Phalle, une "nana" militante et engagée

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Kilt ou double"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : une volontaire française de MSF contaminée

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le référendum écossais, sujet sensible pour les médias britanniques

En savoir plus

  • En direct : Hollande annonce des frappes aériennes en Irak dans un délai "court"

    En savoir plus

  • Alex Salmond, le visage d'une Écosse qui rêve d'indépendance

    En savoir plus

  • L'Australie, une cible de choix pour l'organisation de l'EI ?

    En savoir plus

  • Yacine Brahimi, la pépite algérienne révélée par Porto

    En savoir plus

  • Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

    En savoir plus

  • Belgique : l'euthanasie d'un violeur inquiète les partisans de la mort assistée

    En savoir plus

  • Livraison d'armes aux rebelles syriens : le Congrès américain doit se prononcer

    En savoir plus

  • Vladimir Evtouchenkov, le nouvel oligarque dans le viseur du Kremlin

    En savoir plus

  • Parcours sans-faute des Bleues vers le Mondial-2015

    En savoir plus

  • Une star de la Silicon Valley rachète le château de Pommard

    En savoir plus

  • Peu importe l’issue du référendum, "l’Écosse ne sera plus jamais la même"

    En savoir plus

  • Le sulfureux maire de Toronto atteint d'un cancer rare et agressif

    En savoir plus

  • "Hollande renvoie l’image de quelqu’un de trop optimiste"

    En savoir plus

  • L'Australie déjoue des meurtres projetés par l'État islamique

    En savoir plus

  • Ebola : la Française contaminée bientôt rapatriée à Paris

    En savoir plus

Asie - pacifique

La journaliste irano-américaine Roxana Saberi est libre

Vidéo par Regane RANUCCI

Texte par Amara MAKHOUL-YATIM

Dernière modification : 12/05/2009

La peine de la journaliste irano-américaine condamnée à huit ans de prison ferme en Iran pour espionnage au profit des États-Unis a été commuée à deux de prison avec sursis en appel. Elle vient de quitter la prison d’Evine, à Téhéran.

Roxana Saberi a été libérée de la prison d’Evine, à Téhéran, où elle était détenue depuis le mois de janvier. "Je vais bien. Je ne veux pas faire de commentaires, mais je vais bien", a-t-elle déclaré à l’AFP.

 

La journaliste irano-américaine avait été condamnée, le 13 avril, à huit ans de prison ferme pour espionnage au profit des États-Unis.

 

La justice iranienne a commué sa peine à deux ans de prison avec sursis, lors de son procès en appel, le 10 mai.

 

Pour convaincre le juge, ses avocats ont argué du fait que "les États-Unis et l’Iran n’entretenaient pas de relations hostiles l'un envers l'autre", ce que le juge a lui-même approuvé. De ce fait, il n’est plus possible d’accuser Roxana Saberi d’espionnage.

 

"Cette phrase, très importante, montre l’évolution de l’esprit des autorités iraniennes", relève Siavosh Ghazi, le correspondant de l'AFP à Téhéran, pour FRANCE 24.

 

L'affaire intervient en effet alors que l'administration américaine amorce une politique d'ouverture en direction de la République islamique afin de renouer un dialogue interrompu depuis presque trente ans - au lendemain de la Révolution de 1979 et de la crise des otages américains en Iran.

 

"La mobilisation extraordinaire qui a eu lieu dans le cas de Roxana Saberi a sûrement joué un rôle dans la décision de la justice, assure Jean-François Julliard, secrétaire général de l’association de défense des journalistes Reporters sans Frontières (RSF) à FRANCE 24. Il y a eu des déclarations au plus haut niveau. C'est du jamais vu en ce qui concerne des journalistes détenus en Iran."

 

Le président américain Barack Obama avait lui-même appelé à la libération de la journaliste. RSF a également orchestré une campagne de grève de la faim "tournante" pour dénoncer sa condamnation.

 

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le chef du pouvoir judiciaire, l'ayatollah Mahmoud Hashémi Shahroudi, semblent avoir été sensibles au soutien international apporté à la journaliste et ont demandé au tribunal révolutionnaire de "porter la plus grande attention" à l'appel qu'elle a interjeté.

 

Pour Jean-François Julliard, l’approche de l'élection présidentielle du 12 juin a pu jouer un rôle dans le revirement de la justice iranienne : "Depuis le début, Mahmoud Ahmadinejad avait cette carte entre les mains. D’un côté, il a réussi à se rallier la frange la plus dure des conservateurs en obtenant une lourde condamnation de Roxana Sabéri en première instance. De l’autre, il améliore son image auprès des électeurs les plus modérés grâce à sa libération".

 

Installée à Téhéran depuis 2003, Roxana Saberi collaborait avec plusieurs médias étrangers jusqu'au retrait de sa carte de presse par les autorités, en 2006.


Première publication : 11/05/2009

COMMENTAIRE(S)