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Economie

La mise en faillite "probable", selon le patron de GM

©

Dernière modification : 11/05/2009

Fritz Henderson, le directeur général de General Motors (photo), estime que le dépôt de bilan est de plus en plus probable. La firme doit présenter un plan de restructuration viable avant le 1er juin pour éviter une mise en faillite.

AFP - Le constructeur automobile américain General Motors, qui doit boucler d'ici le 1er juin tous les volets de son plan de restructuration, estime qu'un dépôt de bilan est devenu plus probable, a déclaré lundi son directeur général, Fritz Henderson.
  
Interrogé lors d'un point téléphonique sur les avancées de la restructuration du groupe, M. Henderson a reconnu que, "au vu des objectifs fixés, il est plus probable que (le groupe) doive atteindre ces objectifs via un processus de faillite".
  
"Mais il reste encore une opportunité et une chance pour que (la restructuration) soit faite en dehors d'un tribunal", a-t-il nuancé.
  
La direction de GM a déjà fait savoir ces dernières semaines qu'il était probable que GM ait à déposer son bilan, vu le peu de temps dont elle dispose pour boucler plusieurs points clés de sa restructuration.
  
GM a notamment soumis une proposition très sévère à ses créanciers pour restructurer 27 milliards de dollars de dette obligataire.
  
M. Henderson a affirmé lundi "ne pas avoir prévu de modifications à ce stade" concernant l'offre soumise aux créanciers obligataires.
  
Son compatriote Chrysler a déposé le bilan fin avril, après que certains de ses créanciers se furent opposés à la restructuration de la dette.
  
GM a proposé à ses porteurs de titres obligataires de convertir 27 milliards de dette en actions du constructeur, opération à l'issue de laquelle ces créanciers détiendraient 10% de GM. Une bien maigre portion en regard des 89% qui seraient détenus par le Trésor et le syndicat de l'automobile UAW.
  
Pour réussir, cette offre nécessite une participation de 90% des créanciers d'ici le 26 mai, un pari d'autant plus difficile que les créanciers, mécontents, ont récemment fait une contre-offre qui leur permettrait de détenir 58% du capital du constructeur.

Première publication : 11/05/2009

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