Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Les drones, des jouets qui peuvent être dangereux

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile témoigne de la tempête de neige aux États-Unis

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Abdou Diouf salue la transition démocratique au Burkina Faso

En savoir plus

REPORTERS

France : le FN à l’épreuve du terrain

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Le nucléaire iranien et Jérusalem sous tension après l’attaque contre une synagogue

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Les filières jihadistes en France

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Jihadistes français : les proches sous le choc

En savoir plus

TECH 24

Neutralité : il faut sauver le soldat Internet

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Urgence sécheresse

En savoir plus

EUROPE

Rencontre infructueuse entre Saakachvili et l'opposition

Dernière modification : 11/05/2009

La rencontre organisée ce lundi entre le président géorgien Mikheïl Saakachvili et les dirigeants de l'opposition pour tenter de sortir de la crise politique que traverse le pays depuis un mois s'est soldée par un échec.

Reuters - La rencontre, lundi, entre le président géorgien Mikheïl Saakachvili et les principaux dirigeants de l'opposition n'a pas permis de trouver une issue à la crise politique que traverse la Géorgie depuis un mois.
 

"Il n'y a aucun résultat, nos visions sont complètement différentes", a déclaré à l'issue de la rencontre Levan Gachechiladze, l'un des opposants à Saakachvili.
 



De violentes manifestations quasi-quotidiennes à Tbilissi et une brève mutinerie dans une base militaire, faisant craindre un soulèvement, ont poussé le chef de l'Etat à accepter de rencontrer les chefs de file de l'opposition, qui lui reprochent une dérive autocratique et l'issue désastreuse du bref conflit armé contre la Russie en août dernier.
 

Saakachvili, qui refuse de démissioner, a proposé d'ouvrir des discussions sur des réformes démocratiques avec l'opposition, morcelée en une dizaine de partis politiques.
 

Certaines formations ont estimé qu'il était trop tard et affirmé qu'ils ne discuteraient que d'un départ de Saakachvili. D'autres, et notamment l'ancien ambassadeur de Géorgie à l'Onu Irakly Alasania, préconisent la patience.
 


 
Risques de violence
 

"Je n'attends aucun résultat de cette rencontre. Je serai content si je me trompe et s'il s'avère que Saakashvili a entrepris de changer et s'il prend la décision qui s'impose pour le pays en démissionnant", avait déclaré dimanche à la télévision géorgienne l'une des dirigeantes de l'opposition, l'ancienne présidente du parlement Nino Bourjanadzé.
 

Certains observateurs redoutent que la situation ne dégénère.
 

"Le dilemme est que, d'un côté il s'agit d'une contestation persistante et sérieuse qui ne peut pas être ignorée", souligne Svante Cornell, directeur de recherches à l'Institut de l'Asie centrale-Caucase. "Et de l'autre, ce n'est pas d'une importance telle qu'il menace de renverser le gouvernement, et donc cela aboutit à une impasse."
 

"Le risque d'une violence persistante qui pourrait dégénérer est constamment présent", ajoute Cornell en évoquant en particulier la fête de l'Indépendance le 26 mai. Une parade militaire devrait à cette occasion avoir lieu avenue Roustaveli, où des manifestants ont érigé de fausses cellules de prison.
 

En novembre 2007, des manifestations de l'opposition avaient été violemment réprimées par les forces de l'ordre. Saakachvili avait été réélu dans la foulée, en janvier 2008.
 

La réunion de lundi coïncidait avec le début des exercices militaires de l'Otan en Géorgie. Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a estimé que la décision de l'Otan de maintenir ces manoeuvres constituait un signal fort de soutien des pays occidentaux à Saakachvili.

Première publication : 11/05/2009

COMMENTAIRE(S)