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The Independent (Grande-Bretagne)
"Girls targeted in gas attack"
Revue de presse que l’on débute par les craintes pour la vie des femmes en Afghanistan. En cause, les Taliban qui les prennent pour cible, dès leur plus jeune âge. C’est notamment dans la presse britannique ce mercredi matin. Plusieurs écoles fréquentées par des fillettes ont été la cible d’attaques au gaz ces dernières semaines. Dernière en date, mardi matin, 90 d’entre elles ont été empoisonnées au gaz. Perte de connaissance, vomissements, elles ont dû être hospitalisées. A priori leurs vies ne sont pas en danger, mais "The Independent" craint une nouvelle campagne de terreur destinée à empêcher les fillettes d’aller à l’école.
Le journal estime qu’avec les forces américaines nombreuses en Afghanistan et en Irak, c’est désormais à l’Amérique de montrer qu’elle peut protéger les femmes dans la région. Contre les islamistes. Qui, en Irak, ne sont pas parvenus à imposer un régime taliban. Mais à coup de menaces et de violences, les fanatiques, nous dit le journal, sont quand même parvenus à forcer de nombreuses femmes à abandonner leur emploi et à rester chez elles. Alors le défi, c’est au nouveau commandant pour les forces américaines en Irak de le relever.
Jerusalem Post (Israël)
"Is he fit for trial ?"
John Demjanjuk est donc arrivé en Allemagne. Le sujet intéresse les journaux ce mercredi matin. Le "Jerusalem Post" notamment se demande si l’ancien gardien du camp nazi de Sobibor est véritablement en état d’être jugé. On l’a vu arrivé sur une civière… alors est-ce une tactique ? Le journal estime que pour les survivants de la Shoah, il est tout simplement intolérable de le voir ainsi chercher à susciter de la sympathie à son égard.
Libération (France)
"Extradé, in extremis…"
En France, "Libération" revient sur le parcours de l’ancien gardien du camp nazi de Sobibor, mais aussi sur toute la procédure judiciaire qui s’étend sur 32 années. Il a eu affaire aux justices américaine, israélienne et maintenant allemande. Il a même été condamné à mort, puis acquitté. Trente-deux ans de procédures et de rebondissements, nous dit "Libé", et finalement, l’homme, né en Ukraine a été extradé… in extremis.
Der Tagesspiegel (Allemagne)
"Demjanjuk muss reden"
La presse allemande aussi revient sur le sujet. Par exemple, "Der Tagesspiegel", qui publie notamment le témoignage d’un survivant du camp de Sobibor, Thomas Blatt, en photo dans le journal. Il dit que Demjanjuk va devoir parler. Pour lui, il faisait partie de ceux qui envoyaient les détenus à la mort. Mais il rappelle aussi que l’homme a été détenu avant de devenir gardien du camp. Gardien, un emploi qu’il a été amené à exercer… pour échapper à la prison dans laquelle il croupissait aussi. Néanmoins, Thomas Blatt a vu sa famille périr dans le camp de Sobibor. Comme les morts ne peuvent pas parler, dit-il, ce sera à lui donc, de témoigner contre l’ancien gardien.
L’Equipe (France)
"Absolument pas dopant"
Un mot de sport : le tennisman français Richard Gasquet a donc été suspendu à titre provisoire après les révélations selon lesquelles il aurait consommé de la cocaïne. "L’Equipe" revient sur le sujet. Gasquet prépare sa défense, nous dit le journal.
Et ce qui est intéressant, c’est cette interview que publie le journal d’un médecin spécialiste des addictions. Il estime que la prise de cocaïne chez un joueur de tennis ne traduit pas forcément une volonté délibérée de se doper. Car, explique-t-il, après la phase euphorique, de dynamisme et de résistance à la douleur, succède une phase de descente qui se traduit par une fatigue brutale et une diminution de la force musculaire le lendemain. Donc tout le contraire des effets recherchés si l’on cherche à se doper avant un match. Le joueur déjà privé de Roland-Garros devrait en savoir plus sur son avenir dans 2 mois.
Libération (France)
"Hyper Huppert"
Un mot de cinéma. Le festival de Cannes ouvre aujourd’hui. Et pour débuter la couverture du festival, "Libération" s’intéresse à la présidente du festival, Isabelle Huppert.
"Libération" la nomme "Hyper Huppert", c’est son titre. Isabelle Huppert, que le journal est allé rencontrer sur les lieux de son dernier tournage dans le nord de la France. Elle explique comment elle envisage son rôle de présidente du jury. Elle parle du risque du jury de se tromper, ça peut arriver… l’histoire de Cannes, des Oscars, des récompenses, nous invite à rester humble, dit-elle. Un article intéressant qui permet aussi à "Libération" de raconter Huppert à travers plusieurs de ses films emblématiques, en photo.
"Libération" qui s’intéresse aussi à l’impact de la crise économique sur le festival. L’enquête du journal semble montrer que, cette année, les paillettes du festival seront un peu plus "light", un peu moins clinquantes donc. Même le richissime magazine américain "Vanity Fair" a annulé sa traditionnelle fête, une tradition pourtant très prisée des stars. Cannes, cette année, sera donc sobre.

























