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Asie - pacifique

Les pays occidentaux appellent à la libération d'Aung San Suu Kyi

Dernière modification : 16/05/2009

Les États-Unis, l'ONU et l'Union européenne ont unanimement dénoncé la mise en détention de la chef de file de l'opposition birmane et appelé la junte au pouvoir à la libérer. La lauréate du Nobel de la paix risque cinq ans de prison.

AFP - L'ONU, l'Union européenne, les Etats-Unis et plusieurs autres pays occidentaux ont condamné fermement la nouvelle inculpation de l'opposante Aung San Suu Kyi et son emprisonnement jeudi par les autorités birmanes, et réclamé sa libération.

Mme Suu Kyi a été inculpée dans la journée pour avoir enfreint les règles de son assignation à résidence, une semaine après l'annonce par le régime militaire de l'intrusion chez elle d'un Américain qui avait traversé un lac à la nage pour la rencontrer, selon un avocat birman.

Jusque là assignée à résidence à Rangoun, la lauréate du prix Nobel de la paix 1991 a été emmenée à l'aube et placée en détention à la prison d'Insein à Rangoun, où son inculpation lui a été formellement notifiée.

Le procès de Mme Suu Kyi, âgée de 63 ans et dont l'état de santé a suscité ces derniers jours de vives inquiétudes, s'ouvrira lundi dans cette prison.

Les Etats-Unis ont appelé le régime birman à libérer "immédiatement" Mme Aung San Suu Kyi. "Notre avis, c'est qu'elle ne devrait pas être en résidence surveillée, et encore moins en prison", a déclaré le porte-parole du département d'Etat Ian Kelly. "Notre avis, c'est qu'elle devrait être libérée immédiatement". Et la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, s'est déclarée "profondément perturbée" par cette nouvelle inculpation;

Le Canada a appelé la junte birmane à libérer "immédiatement" Mme Aung San Suu Kyi, jugeant alarmantes les accusations ayant conduit à son nouvel emprisonnement.

L'Union européenne a appelé "avec force" la junte birmane à libérer l'opposante. L'UE déclare regretter "profondément" que Mme Suu Kyi et certains de ses familiers "aient été arrêtés et inculpés d'avoir enfreint les clauses de son assignation à résidence, lesquelles selon les Nations unies violent les lois nationales et internationales".

A New York, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon s'est dit "gravement préoccupé" par l'emprisonnement de Mme Suu Kyi et les nouvelles accusations portées contre elle, et a appelé à sa libération.

"Mme Suu Kyi est un partenaire essentiel du dialogue pour une réconciliation nationale en Birmanie", a souligné M. Ban dans un communiqué. Il "appelle le gouvernement à ne pas prendre de nouvelles mesures qui puissent remettre en cause cet important processus."

A Genève, le rapporteur de l'ONU sur la situation des droits de l'homme en Birmanie, Tomas Ojea Quintana, a jugé cet emprisonnement "illégal" et réclamé la libération "sans condition" de l'opposante.

"Le régime birman a clairement l'intention de trouver n'importe quel prétexte, aussi ténu soit-il, pour étendre sa détention illégale", a de son côté dénoncé le Premier ministre britannique Gordon Brown.

Paris a "condamné avec la plus grande fermeté l’arrestation d'Aung San Suu Kyi et son transfert à la prison d’Insein", estimant que sa libération "revêt plus que jamais un caractère d’urgence" car son état de santé "s'est dégradé depuis plusieurs jours".

La Norvège, où est attribué le prix Nobel de la paix, a exigé "la libération immédiate" de l'opposante et de "tous les autres prisonniers politiques".

L'envoyé spécial de l'Union européenne pour la Birmanie, l'Italien Piero Fassino, a jugé qu'il n'y avait "aucune justification" à cette nouvelle inculpation et appelé à "faire pression" pour sa libération et celle des "2.000 prisonniers politiques qui sont dans les prisons birmanes".

Et l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a appelé le Conseil de sécurité de l'Onu et les pays membres de l'Association des nations du sud-est asiatique (Asean) à exiger la libération immédiate d'Aung San Suu Kyi.

L'ordre d'assignation à résidence de la lauréate du prix Nobel de la paix, privée de liberté pendant la majeure partie des 19 dernières années, expirait théoriquement le 27 mai.

Son inculpation intervient alors que le régime du généralissime Than Shwe prévoit d'organiser l'année prochaine des élections nationales dans le cadre d'un processus controversé, qu'il entend contrôler de bout en bout.

Première publication : 15/05/2009

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