La chute des Tigres tamouls
La proclamation de victoire du président sri-lankais Mahinda Rajapakse sur les Tigres tamouls le 18 mai a mis fin à 25 ans de guerre civile. Le chef des rebelles, Velupullaï Prabhakaran, a été tué dans les combats avec l'armée.
Commencé à la fin des années 70, le conflit ethnique entre la majorité cinghalaise et la minorité tamoule aura duré près de 30 ans.
Basée à Jaffna, dans le nord de l’île, le groupe sécessionniste des Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) a contrôlé durant des années un petit territoire. Dénonçant l’oppression menée par les Cinghalais à l'encontre de leur peuple, les Tigres se sont battus pour l'obtention d'une patrie indépendante, ou "Eelam". À leur tête, un personnage radical et insaisissable, Velupillaï Prabhakaran, qui a mené une lutte sanglante dans le pays depuis 1983.
Le mouvement est accusé d’avoir perpétré plusieurs assassinats, dont celui de l’ancien Premier ministre indien Rajiv Gandhi en 1991 et celui du président sri-lankais Ranasinghe Premadasa en 1993. Les Tigres sont les premiers à avoir employé des femmes kamikazes, des ceintures d’explosifs et enrôlé des femmes et des enfants dans leurs forces armées.
La LTTE a été déclarée organisation terroriste par de nombreux pays, dont les États-Unis et l’Union européenne.
En 2002, une médiation norvégienne était parvenue à obtenir une paix entre les deux camps, avant que les Tigres ne se rétractent un an plus tard.
En 2008, le gouvernement sri-lankais a lancé une offensive militaire totale contre les Tigres et a déclaré sa victoire le 18 mai 2009, mettant fin au rêve de l’"Eelam tamoul".





















