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Afrique

L'ONU pousse un "cri d'alarme" face aux exactions au Sud-Kivu

Vidéo par Sonia DRIDI

Dernière modification : 20/05/2009

L'ONU se dit scandalisée par les exactions attribuées à l'armée régulière tout comme aux rebelles dans la région du Sud-Kivu. L'organisation affirme que les viols, de plus en plus fréquents, sont utilisés comme "arme de guerre".

AFP - L'ONU a lancé mercredi un "cri d'alarme" sur la situation au Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où la population est victime d'"exactions" et notamment de "viols" utilisés comme "arme de guerre" par les combattants de tout bord.

"C'est un cri d'alarme, nous sommes scandalisés par la situation au Sud-Kivu où l'on a constaté une recrudescence du harcèlement parmi la population civile, des personnes qui ont été tuées, des pillages et également des viols", a expliqué la porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) Elisabeth Byrs.

"Les viols reprennent de façon absolument dramatique... et sont utilisés comme arme de guerre", a-t-elle ajouté lors d'un point de presse à Genève, faisant état de 463 cas de viols enregistrés depuis le début de l'année. Cette tendance est "extrêmement grave", a-t-elle insisté.

Les exactions sont commises par toute personne qui "porte un uniforme", qu'elle appartienne aux Forces armées de la RDC (FARDC), l'armée régulière, ou aux rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qui opèrent dans l'est congolais, a précisé la porte-parole.

"La situation d'insécurité est intolérable" et en particulier sur le territoire de Kalehe, le plus affecté, a poursuivi Mme Byrs racontant notamment que 1.128 maisons avaient été brûlées dans trois villages depuis mi-mars par les FDLR et "des personnes brûlées vives".

"Soixante-dix-sept personnes ont été tués avec des machettes, des couteaux et ont également été brûlées vives" dans la nuit du 10 à 11 mai, a-t-elle énuméré.

"Toute cette insécurité et cette violence entraînent des mouvements de population et restreignent notre accès humanitaire", a encore expliqué la porte-parole, soulignant que 120.000 personnes avaient fui la région depuis mars portant le total des déplacés à 450.000.

La région voisine du Nord-Kivu est également le théâtre d'exactions de la part de l'armée et des FDLR.

Après une opération conjointe inédite des armées rwandaise et congolaise menée contre les FDLR du 20 janvier à fin février dans le Nord-Kivu, les FARDC, appuyées par les Casques bleus, continuent d'y poursuivre la traque de ces rebelles.

Un groupe d'ONG a appelé lundi une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU, qui se trouvait en RDC, à une action "urgente" pour protéger les civils lors des opérations de l'armée congolaise et de l'ONU contre les rebelles hutu rwandais.

Human Rights Watch (HRW) a également demandé à cette délégation de "condamner vigoureusement les crimes de guerres commis par les soldats de l'armée congolaise".

Première publication : 20/05/2009

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