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Asie - pacifique

Opposée aux Taliban, l'armée investit la vallée de Buner

Vidéo par FRANCE 24

Dernière modification : 24/08/2009

L'armée pakistanaise affirme avoir "considérablement progressé" face aux Taliban de la vallée de Buner. Si elle indique qu'une grande partie du secteur "a été nettoyée", l'issue du combat, qui affecte les civils, demeure toutefois incertaine.

Reuters - L'armée pakistanaise a affirmé mercredi avoir "considérablement progressé" face aux taliban dans la vallée de Buner, située à une centaine de kilomètres au nord-ouest d'Islamabad, mais l'issue du combat, qui affecte fortement les civils, reste incertaine.

"Une grande partie du secteur a été nettoyée", a assuré l'armée. "Les terroristes ont subi de lourdes pertes."

Le district de Buner est proche de la vallée de Swat où les militaires ont engagé le 8 mai une vaste offensive contre les combattants islamistes.

Les taliban s'y sont infiltrés début avril, enhardis par un accord conclu deux mois plus tôt avec le gouvernement central sur l'instauration de la charia dans la vallée de Swat en échange d'une cessation des hostilités. L'accord est devenu caduc depuis l'offensive.

Après s'être emparée de plusieurs bastions et dépôts d'armes des taliban dans les montagnes de Swat, l'armée pakistanaise les affronte désormais dans les villes, où vivent encore des milliers de civils.

Selon l'armée, environ 15.000 soldats affrontent entre 4.000 et 5.000 activistes des environs de Swat.

Les combats dans les districts de Swat, Buner et Dir ont fait 1,5 million de déplacés selon les Nations unies, qui précisent que la moitié de ces réfugiés sont des enfants et que le Pakistan s'expose à une crise humanitaire de long terme. Environ 130.000 des déplacés se trouvent dans 24 camps. Le reste s'est installé chez des proches ou dans des logements provisoires, voire dans des "campements spontanés" apparus ici ou là.

30 ans "d’incohérence américaine"

L'Organisation mondiale de la santé et le Programme alimentaire mondial se sont mobilisés pour venir en aide à ces populations, ainsi que l'armée pakistanaise qui a donné une partie de ses rations.

Les Etats-Unis ont annoncé mardi le déblocage d'une aide de 110 millions de dollars pour la prise en charge des réfugiés.

"Apporter cette assistance n'est pas seulement la conduite morale à suivre, c'est aussi selon nous une façon de renforcer la sécurité mondiale et celle des Etats-Unis, et nous sommes prêts à aller plus loin", a déclaré la secrétaire d'Etat Hillary Clinton.

Elle a par ailleurs taxé d'incohérence la politique pakistanaise de Washington depuis au moins 30 ans, déplorant que les Etats-Unis, après avoir armé les moudjahidine afghans avec l'appui d'Islamabad pendant l'occupation soviétique des années 1980, aient au final abandonné ces deux pays à leur sort jusqu'aux attentats du 11-Septembre, ourdis en Afghanistan par Al Qaïda.

Une victoire rapide des militaires face aux taliban permettrait au Pakistan de s'en prendre à ceux qui sont basés plus près de la frontière afghane, notamment au Waziristan.

Ces derniers, chassés d'Afghanistan depuis 2001 par les forces américaines, continuent d'y mener leur insurrection en se servant du Pakistan comme d'une base arrière.

Mais les observateurs craignent que le conflit ne s'éternise et, en se focalisant sur les villes de la vallée de Swat, ne résulte en de lourdes pertes civiles.

L'armée pakistanaise se défend d'être mal préparée à des opérations de contre-insurrection, mais son recours massif aux frappes d'artillerie et aux bombardements aériens, hérité de sa préparation en vue d'une guerre contre l'Inde, risque de faire de nombreuses victimes civiles en combat urbain.

Une telle issue ne manquerait pas de rendre impopulaire l'action de l'armée pakistanaise et pourrait en réaction favoriser les taliban.
 

Première publication : 20/05/2009

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