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FRANCE

Plus que six universités en grève, la Sorbonne débloquée

©

Dernière modification : 21/05/2009

Enseignants, étudiants et personnels de la Sorbonne, université parisienne emblématique du mouvement contre les réformes du gouvernement, ont voté, mardi, la reprise des cours. Six campus restent encore bloqués dans le pays.

AFP - Les universités parisiennes en pointe de la contestation universitaire depuis quatre mois, dont l'emblématique Paris-IV Sorbonne, ont voté mardi dans la douleur le déblocage, pour permettre la tenue des examens, mais six autres dans le pays restent bloquées.
  
A l'issue d'une assemblée générale houleuse, enseignants, étudiants et personnels de Paris-IV ont voté la reprise des cours à partir de lundi prochain et la tenue des examens dans la semaine du 22 au 26 juin, comme l'avaient décidé auparavant la direction de l'université et ses trois conseils.
  
"Les sujets et questions posées (lors des examens) devront porter sur les contenus des cours et travaux dirigés effectués dans des conditions normales d'enseignement", ont décidé ces conseils.
  
Quelques heures auparavant, l'AG de Paris-I Tolbiac avait voté le déblocage dans des termes similaires, tandis que celle de Paris-III avait entériné le déblocage mais jusqu'au 3 juin et les examens dès la semaine prochaine.
  
Ces décisions importantes, notamment à Paris-IV Sorbonne, bastion du mouvement universitaire dont le président Georges Molinié est lui-même un  opposant aux réformes gouvernementales, ont été prises dans la douleur. La direction n'a entériné la session d'examens que parce que les solutions alternatives envisagées se sont "heurtées au refus de l'administration ministérielle", selon les conseils.
  
Dans une motion approuvée à la quasi-unanimité, ceux-ci ont "condamné avec la plus grande fermeté les attaques indignes" dont M. Molinié "fait l'objet depuis plusieurs jours" et qui "portent atteinte à l'institution universitaire elle-même".
  
Interrogé à ce sujet par l'AFP, l'entourage de la ministre Valérie Pécresse a expliqué que celle-ci avait demandé aux recteurs de "rappeler la loi et le Code de l'éducation, à savoir qu'il n'y a pas de diplômes sans examen ni rattrapage", mais aussi d'aider les universités à organiser des cours et des examens, notamment en trouvant des locaux.
  
Parallèlement, personnels et étudiants de Paris-III ont voté la tenue des examens la semaine prochaine, mais en débloquant l'université seulement jusqu'au 3 juin et en exigeant toujours le retrait des "réformes incriminées".
  
Si ces décisions éclaircissent à Paris l'horizon de milliers d'étudiants quant à la tenue de leurs examens, la contestation qui dure depuis seize semaines ne paraît pas pour autant stoppée, et il n'est pas encore certain que les examens se tiennent dans tout le pays.
  
Malgré la déclaration mardi du président Nicolas Sarkozy, affirmant qu'en bloquant les universités "on prive les étudiants d'avenir", six universités restent en partie bloquées, tandis que dans une poignée d'autres (Grenoble-III, Paris-X, Lyon-II) les modalités des examens sont en discussion.
  
"Point fort" de la contestation, selon le ministère de l'Enseignement supérieur, Toulouse-II Le Mirail reste ainsi bloquée, à l'instar de certains départements des universités d'Aix-Marseille-I, Amiens, de Caen, Nancy-II et Reims, selon les bureaux de l'AFP. Les facultés concernées sont en général celles de lettres et sciences humaines.
  
A l'inverse, les universités de Lille-III et Saint-Etienne ont été débloquées en début de semaine. Quant à Montpellier-III, une alerte à la bombe, qui s'est révélée sans fondement, avait entraîné lundi après-midi l'évacuation du campus.

Première publication : 20/05/2009

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