- Daniel Cohn-Bendit - Natation - Nicolas Sarkozy - Parlement européen
On commence cette revue de la presse française par la campagne pour les élections européennes, qui sedérouleront le 7 juin en France. Et cette fois ci, c’est le président de la Comission, Jose Manuel Barroso, qui sort du bois.
C’est à lire dans "le Monde" mais aussi dans quatre grands titres de la presse européenne. Le Portugais délivre une tribune pour se défendre des attaques portées contre lui. En France l’opposant François Bayrou, pourtant très européen, a tiré à boulets rouges contre lui ces derniers jours: "Certains politiciens risquent d’être pris dans l’opposition à l’Europe parce qu’ils sont en opposition à leur gouvernement." Un phénomène, pour Jose Manuel Barroso, déjà observé lors du referendum sur la Constitution européenne, c’est regrettable. C’est donc le jeu politique et la lâcheté que dénonce le président de la Commission : "Pour des raisons de politique intérieure, il est plus facile de montrer du doigt ceux qui sont plus loin, plus facile de dire : 'c’est la faute de Bruxelles'".
Et pourtant les attaques contre Barroso se poursuivent ce mercredi matin à travers la presse française ?
Oui, à lire dans "Libération" , une tribune de Daniel Cohn-Bendit, tête de liste d’Europe Écologie pour le scrutin du 7 juin. Il qualifie Barroso de "très inopérant président de la Commission". Mais le propos de Cohn-Bendit est surtout de dénoncer l’absence d’engagement des partis dans la campagne: "S’il s’agissait d’une banque, on parlerait d’un holdup, s’il s’agissait d’une personne on parlerait d’un rapt… Et pourtant, à un mois du scrutin, jamais élection n’a fait l’objet d’un tel effacement." C’est "l’enlèvement d’Europe", référence à la mythologie grecque. Et sur le banc des accusés, dans le rôle de Zeus déguisé en Taureau, on trouve Nicolas Sarkozy.
Nicolas Sarkozy qui n’est décidément pas épargné par "Libération".
À la une du quotidien d’opposition : "Le cri de lèse-majesté". "Libération" revient sur l’affaire de cet enseignant, contrôlé par des policiers à la gare de Marseille, qui a crié : "Sarkozy, je te vois". Une amende de 100 euros a été requise à son encontre. Et "Libération" file la métaphore révolutionnaire : en une, la tête de Sarkozy sur un pic. Dans l’éditorial on trouve ces phrases : "En Sarkozie, le manant n’a qu’a bien se tenir, pour avoir usé sans manière du nom du souverain pour moquer benoitement la maréchaussée, un précepteur provençal s’est retrouvé traduit devant la justice du Roy." Scandaleux, estime "Libé", qui va jusqu'à chercher les précédents : notamment les poursuites contre un quidam qui, en 1942, avait traité le maréchal Pétain de "vieux cul".
La situation semble se débloquer dans les universités françaises ?
"La Sorbonne reprend les cours", nouq explique le "Parisien - Aujourd’hui en France". La Sorbonne, mais également Lille-III, deux places fortes de la contestation contre la réforme. Alors six grosses universités restent bloquées, mais ca sent la fin de conflit. Seize semaines de blocage tout de même.
"Le Figaro" titre "Le grand gâchis" , et dans un éditorial assez sévère contre les responsables du mouvement, le journal pointe en vrac cles onséquences pour les pauvres 200 000 étudiants étrangers qui ont passé l’année en France, pour les accords passés avec les universités étrangères, pour la qualité des diplôme, et même pour la démocratie. Les premiers pénalisés, estime "le Figaro", sont les étudiants les plus modestes.
On va parler de natation. Les combinaisons en tout polyuréthane ont été interdites mardi par la Fédération internationale. Gros problème en France: tout le monde en porte, à commencer par Alain Bernard et Franck Bousquet.
Petit rappel, les combinaisons en polyuréthane sont des maillots de bains combinaisons qui sont très épais et très imperméables. Les nageurs y laissent entrer de l’air avant de les refermer, si bien qu’ils gagnent énormément en flottaison. Et les résultats sont impressionnants, comme le rappelle un édito de "la République du Centre" : à Montpellier lors des derniers Championnats de France, 26 des 33 records battus l’avaient été grâce à ces combinaisons.
La Fédération vient donc d’interdire ces combinaisons. Quid des records ? C’est encore le mystère rappelle "l’Equipe" : notamment pour Franck Bousquet et Alain Bernard qui ont tous deux battus des recors du monde grâce à ces combinaisons.
























