Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Patricia Essong, la nouvelle sensation soul

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : une ONG chrétienne ramène des réfugiés syriens en Italie

En savoir plus

LE DÉBAT

Présidentielle en Autriche : quelle leçon pour l’Europe ? (partie 1)

En savoir plus

LE DÉBAT

Présidentielle en Autriche : quelle leçon pour l’Europe ? (partie 2)

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Dette grecque : le bras de fer entre le FMI et l'Allemagne

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Revers pour le "Trump autrichien""

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Macron sans tabou"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Autriche: dernier avertissement pour l'Europe

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

En Tunisie, Ennahda tourne le dos à l'islam politique, jugé dépassé

En savoir plus

FRANCE

Arrestation d'une centaine de pédophiles présumés

Dernière modification : 27/05/2009

Après quatre ans d'enquête, les gendarmes ont interpellé 90 personnes en France, soupçonnées d'avoir échangé des photos et vidéos à caractère pédophile sur Internet. Les gendarmes cherchent encore à savoir d'où viennent les images.

AFP - La gendarmerie a annoncé mardi avoir procédé à un vaste coup de filet anti-pédophile en France, aboutissant à l'interpellation de 90 personnes soupçonnées d'échanges d'images pédo-pornographiques à partir de forums de discussions sur internet.
   
L'opération, baptisée Nemesis, a mobilisé 300 gendarmes à partir de 06H00 sur l'ensemble du territoire national. Elle est l'aboutissement d'une enquête menée depuis l'identification en décembre 2004 d'un jeune homme responsable d'un site internet pédophile, basé près de Beauvais (Oise).
   
Des investigations ont permis de déterminer qu'il était "à la tête d'un vaste réseau d'échanges d'images à caractère pédo-pornographique, mettant en scène des mineurs", selon un communiqué de la gendarmerie.
   
Agé de 18 ans au moment de son arrestation et de sa mise en examen en 2005, il était mineur au moment des faits, a dit à l'AFP le lieutenant Bruno Leneutre, officier de communication de la Région de gendarmerie de Picardie.
   
Des enquêteurs spécialisés dans les nouvelles technologies ont analysé le trafic de son site internet et les adresses électroniques avec lesquelles il échangeait des fichiers, permettant d'établir une liste de suspects, a-t-il expliqué.
   
"Quatre ans d'enquête, cela peut paraître long. Mais il faut beaucoup de travail pour tisser une toile correcte et finaliser les interpellations. C'est complexe. On a affaire à des informaticiens performants qui ont l'habitude d'user de subterfuges pour ne pas être identifiés", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Robert Bouche, commandant de la section de recherches à Amiens, qui a mené les investigations.
   
Une information judiciaire a été ouverte auprès du tribunal de grande instance de Beauvais pour "diffusion en bande organisée de l'image d'un mineur présentant un caractère pornographique, apologie de crime ou délit par parole, écrit, image ou moyen de communication par voie électronique, détention de l'image d'un mineur présentant un caractère pornographique".
   
Depuis mardi matin, 90 personnes ont été interpellées "sur tout le territoire national" et placées en garde à vue, alors que des perquisitions ont été effectuées, notamment sur les ordinateurs, a dit la gendarmerie.
   
Les personnes soupçonnées auraient échangé "des images et vidéos représentant des mineurs, parfois de très jeunes enfants (moins d'un an), dans des scènes à caractère pornographique", a-t-on précisé de même source. Selon les qualifications retenues pour les faits, elles encourent de 2 à 10 ans de prison.
   
"On cherche bien sûr à identifier la provenance des images saisies, pour remonter si possible jusqu'aux auteurs", a souligné le lieutenant Leneutre. "Si l'origine des images est à l'étranger, ce sera dénoncé aux pays concernés", a-t-il ajouté.

Première publication : 26/05/2009

COMMENTAIRE(S)