Dernière modification : 26/05/2009 

- Capitalisme - Élections européennes - Extrême gauche - Grèves - Remaniement ministériel - Tennis


Revue de presse française
Tour d'horizon des grands titres de la presse française
Par Stanislas DE SAINT HIPPOLYTE (texte)

C’est la grève en France, cela s’appelle une journée d’action sociale décentralisée, comme le souligne la Marseillaise – quotidien d’obédience communiste : « Les salariés occupent le terrain ». Les français son habitués, c’est un peu comme la météo. Il y aura de légères perturbations aujourd’hui dans les transports. Les syndicats veulent maintenir la pression du « monde du travail », c’est leur expression, sur le gouvernement


La France surtout mobilisée par la campagne pour les élections européennes. On le rappelle, le scrutin sera le 7 juin. Cette fois c’est François Bayrou qui fait la une des quotidiens. Il est le 3e homme de cette élection, et Libération titre : « Les socialistes ne me sont pas étrangers ». Le président du Modem, parti du Centre, brouille les cartes… Et ça marche. Il est crédité de 13 à 14 % des voix, contre 21 pour le PS et 26% pour l’UMP. François Bayrou renvoie dos à dos les deux principaux partis français, le PS et l’UMP : « ils font mine d’être en désaccord » mais à Bruxelles ils s’entendent toujours »…. « Comment les socialistes français peuvent-ils dire stop Barroso et se taire à Bruxelles quand leurs amis le soutiennent ? »

 

Pour ceux qui voudraient y voir plus clair il faut lire le Parisien – Aujourd’hui en France : le programme comparatif des différents partis sur l’Europe, très synthétique et très bien fait


C’est l’abstention qui fait peur : près de 53 % d’après les dernières estimations. A lire enfin, un éditorial alarmiste dans l’Est républicain : « En 2004, on comptait 57% d'abstentionnistes. Et rien de laisse espérer un franc regain de citoyenneté. A qui la faute? Ne cherchez pas, les politologues ont la réponse: pas de mobilisation sans enjeux, et pas d'enjeux sans affrontements ». Or la gauche et la droite semblent ménager leurs cartouches… C’est peut-être cela qui fait le bonheur de François Bayrou.


On attend un remaniement ministériel dans la foulée des élections européennes. Et un homme est mis en avant par tous les médias, c’est Richard Descoings. Il est en une du Figaro, il pourrait être le signe de l’ouverture, cette politique de Nicolas Sarkozy consistant à prendre des personnalités de gauche dans son gouvernement. On a beaucoup parlé de Claude Allègre ces derniers jours, l’ancien ministre de Lionel Jospin, celui qui avait dit, à propos de l’éducation nationale : « Il faut dégraisser le mamouth »… Mais cette fois c’est bien Richard Descoings qui tient la corde pour le ministère de l’éducation nationale

 

Le Monde nous rappelle en grandes lignes qui est Richard Descoings : ancien membre des cabinets Charasse et Lang, sous Mitterrand, énarque, et surtout depuis 1996 directeur de Sciences Po. Il a réussi la prouesse de transformer cette vieille école en fleuron de l’enseignement supérieur, ouvert sur l’étranger mais aussi sur les classes sociales les plus défavorisées. Nicolas Sarkozy lui a confié une mission, test sur la réforme des Lycées, et a priori il s’en est bien sorti.


Le Monde publie une interview étonnante : les réponses écrites par Julien Coupat aux questions qui lui ont été transmises dans sa cellule par leurs journalistes à Julien Coupat, ce jeune homme arrêté à Tarnac, dans le Sud Ouest, après les menaces terroristes sur les lignes de chemin de fer à la fin de l’année 2008. On l’a qualifié d’anarcho-autonome, théoricien de la violence libertaire, et il est toujours en prison. Il raconte sa version de son arrestation : j’ai été enlevé par des « jeunes encagoulés », « séquestré », et « mes ravisseurs courent toujours »… Il cite Hegel, dénonce la lâcheté de la gauche, la grisaille soviétique de l’extrême gauche « à la Besancenot


« Ces affaires de famille qui tournent mal », titre la Tribune, qui décide de faire un dossier sur les affaires récentes qui ont secoué les grandes dynasties économiques françaises. Dernière en date, c’est aujourd’hui que la justice tranche entre le père et la fille Uderzo – le créateur d’Asterix. Le patriarche Albert Uderzo, ne souhaite pas transmettre le contrat de vente d‘Asterix à sa fille

Un mot de tennis pour refermer cette revue de presse. La France a un nouveau héros, c’est à lire dans le Figaro, c’est Guillaume Rufin. C’est à Rolland Garros que ça se passe ; le 599e mondial a battu l’argentin Eduardo Schwank. Et la France, rappelle l'Equipe, attend beaucoup de la prestation de Tsonga ce mardi.

 

Commentaires (1)

PAS D'ABSTENTION MAIS UNE REVOLUTION PAR LES URNES !

L’ABSTENTION : CEUX QUI L' ESPÈRE EN LA PRÉDISANT CROIENT ŒUVRER A SA RÉALISATION MAIS on leur a fait le coup du "oui" à tout les coups ça les a pas empêcher de dire massivement NON :ils pensent
POUR DIRE
STOP A L'ENFUMAGE!
NON A UNE EUROPE LIBÉRALE !
NON AU TRAITE DE LISBONNE QUI INTERDIT TOUTE HARMONISATION SOCIALE !
NON AU CO GESTIONNAIRES DE CETTE DÉRÉGULATION INSENSÉE
NON A UNE BCE ET UN EURO DES FINANCIERS (exclusivement intéressés par l'inflation)
ET
OUI A DES CRITÈRES DE CONVERGENCES SOCIALE
OUI A UNE PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE
OUI A UNE BCE ET UN EURO DES PEUPLES (et donc du développement humain)
OUI A DES GRANDS SERVICES PUBLIQUES EUROPÉENS DE L ÉNERGIE, DE LA SANTÉ ET DE L'ÉDUCATION
OUI A UNE EUROPE RÉPUBLICAINE ET LAÏQUE QUI DÉFEND L'INTÉRÊT GÉNÉRAL, C'EST A DIRE L'INTÉRÊT DES PEUPLES EUX MÊMES ET DE LEUR PLANÈTE !
VOTEZ FONT DE GAUCHE
LE 7 JUIN, LES URNES FERONT LA RÉVOLUTION

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