Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

"On ne revient jamais vraiment d'Auschwitz"

En savoir plus

FOCUS

Ukraine : la situation s'enlise à l'Est

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Spécial Grèce : Dimitris Kourkoulas et Yiorgos Tsipras

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Taux de croissance en Chine : "7,4%, c'est un taux de croissance dont on rêverait!"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Ray Lema, musicien engagé

En savoir plus

DÉBAT

Sport féminin : comment améliorer la visibilité des sportives dans les médias ? (partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Sport féminin : comment améliorer la visibilité des sportives dans les médias ? (partie 1)

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Terrorisme en Europe : comment concilier sécurité et libertés ?

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

La loi Macron à l’épreuve de l'hémicycle

En savoir plus

Asie - pacifique

Inquiétude sur la situation humanitaire dans la vallée de Swat

Vidéo par Iqbal KHAN , Dominique BERTIN

Texte par Dépêche

Dernière modification : 01/06/2009

Le Comité international de la Croix-Rouge pointe du doigt le manque d'eau courante, d'électricité et de nourriture dans la vallée de Swat, où l'organisation n'a plus accès depuis début mai, date du début de l'offensive contre les Taliban.

AFP - Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s'est déclaré dimanche "extrêmement préoccupé" par la situation humanitaire dans le district de Swat au Pakistan, où il a pu accéder pour la première fois depuis le début mai et où la population manque de tout.

"L'organisation est extrêmement préoccupée par la situation critique des civils de Swat et pense que celle-ci exige une réponse humanitaire rapide et globale", a affirmé le CICR dans un communiqué.

Le CICR rappelle qu'il n'a plus eu accès "depuis début mai" à cette région, située dans le nord-ouest du Pakistan, en proie aux combats entre l'armée et les talibans, et ses délégués se disent "alarmés" par ce qu'ils y ont vu.

"Il n'y a plus d'eau courante ni d'électricité et la nourriture est devenue rare", explique le CICR.

"Il n'y a plus d'essence pour les générateurs et la plupart des centres médicaux du district ne fonctionnent plus", a affirmé le délégué du CICR Daniel O'Malley, qui a pu se rendre sur place avec une équipe.

"Les équipes médicales, peu nombreuses, qui sont encore sur place, se battent pour travailler sans eau, ni électricité ni approvisionnement", a poursuivi M. O'Malley.

"Elles ne peuvent tout simplement pas faire face à l'afflux de patients", a-t-il ajouté.

Selon l'organisation, les civils qui n'ont pas fui le district de Swat ont été "coupés du monde" depuis le déclenchement de l'offensive gouvernementale début mai, les communications téléphoniques n'étant plus possibles.

"Les gens sont extrêmement désireux d'entrer en contact avec les membres de leur famille qui ont fui", a expliqué le chef de délégation du CICR au Pakistan, Pascal Cuttat.

Au vu des besoins sur le terrain, le CICR a d'ores et déjà mobilisé des ressources supplémentaires mais réclame aussi un accès "sûr et sans entrave" à la région, où il était l'une des seules organisations humanitaires à avoir accès avant le déclenchement des hostilités.

De son côté, l'armée pakistanaise a affirmé dimanche qu'elle viendrait à bout des talibans d'ici à deux ou trois jours, soit un peu plus d'un mois après le début de son offensive.

"Les opérations à Swat, Buner et dans les zones voisines sont presque totalement achevées", a déclaré Syed Athar Ali, secrétaire pakistanais à la Défense, au cours d'une conférence régionale sur la sécurité à Singapour.

L'armée pakistanaise avait indiqué samedi avoir repris aux talibans le contrôle de Mingora, chef-lieu du district de Swat et étape essentielle dans son offensive contre les islamistes.

Les autorités pakistanaises ont annoncé que 15.000 soldats y faisaient face à quelque 2.000 talibans.

Selon l'ONU, le nombre de civils déplacés depuis le 2 mai par ces combats est en passe d'atteindre les 2,4 millions.

Première publication : 31/05/2009

COMMENTAIRE(S)