Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : A Bambari, symbole de la division, le candidat Dologuele rencontre un chef de guerre

En savoir plus

POLITIQUE

Stéphane Rozès : "Le texte sur la réforme constitutionnelle est assez alambiqué pour recueillir l’adhésion de tous"

En savoir plus

POLITIQUE

Jean-Louis Bourlanges : "Le but de François Hollande est de déshabiller la gauche de la gauche"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Homeland, Irak année zéro" : retour à Bagdad

En savoir plus

FOCUS

Irlande : la renaissance du "Tigre celtique"

En savoir plus

UNE COMÉDIE FRANCAISE

Remaniement : à la recherche de l’équilibre politique

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ali Ahani : "Nous sommes optimistes pour une ouverture, tout en respectant nos principes islamiques"

En savoir plus

L'ENTRETIEN DE L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE

La culture à l’épreuve de l’hyper-modernité

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Présidentielle américaine : la percée des outsiders

En savoir plus

Economie

Bruxelles officialise la baisse record du PIB dans la zone euro

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/06/2009

L'office européen des statistiques confirme une chute de 2,5 % du PIB dans les pays ayant l'euro en partage au premier trimestre 2009. Il s'agit de la plus forte baisse du taux de croissance de la zone depuis sa création, en 1999.

AFP - L'économie de la zone euro s'est contractée de 2,5% au premier trimestre 2009, une baisse sans précédent, a confirmé mercredi l'office européen des statistiques Eurostat, avec notamment un fort recul des exportations et des investissements.
  
Cette contraction du Produit intérieur brut (PIB) par rapport au trimestre précédent, inédite depuis la création de la zone euro en 1999, avait été annoncée lors d'une première estimation publiée par Eurostat le 15 mai dernier.
  
Cette baisse est supérieure à celle des Etats-Unis, qui ont enregistré au premier trimestre une baisse de 1,5% de leur PIB.
  
Les pays utilisant la monnaie unique ont enregistré leur quatrième trimestre consécutif de repli de l'activité.
  
Mais Eurostat a révisé en baisse ses estimations pour les trois derniers trimestres de 2008. L'office statistique estime désormais le recul du PIB à 0,3% aux deuxième et troisième trimestre 2008, contre 0,2% prévus avant, et à 1,8% au quatrième trimestre, contre -1,6% estimés précédemment.
  
Sur un an, Eurostat a aussi révisé en baisse ses estimations. L'office statistique estime désormais que le recul du PIB au premier trimestre a été de 4,8% comparé au premier trimestre 2008, contre -4,6% estimés auparavant.
  
Dans l'ensemble de l'Union européenne, Eurostat estime la baisse du PIB au premier trimestre 2009 à 2,4% par rapport au trimestre précédent, soit moins importante que prévu jusque là (-2,5%).
  
L'office statistique juge en revanche que la contraction des troisième et quatrième trimestre 2008 a été plus forte qu'estimé auparavant dans l'UE, à -0,4% pour le troisième trimestre (-0,3% avant) et -1,7% au quatrième (-1,5% avant).
  
La contraction de l'activité européenne au premier trimestre 2009 traduit aussi bien un net recul des investissements (en baisse de 4,2% sur un trimestre en zone euro et de 4,4% dans l'UE), qu'une chute brutale des exportations (-8,1% dans la zone euro et -7,8% dans l'UE) et une détérioration de la consommation des ménages (-0,5% dans la zone euro et -1,0% dans l'UE).
  
"Sans surprise, les chiffres ont révélé que les exportations nettes, l'investissement et les stocks sont les principaux facteurs expliquant la baisse de 2,5% au premier trimestre", a noté Daniele Antonucci, chez Capital Economics.
  
"Une amélioration sur ces fronts semble s'installer, mais nous ne pensons pas que cela va tirer solidement la zone euro hors de la récession, alors que la demande reste faible", ajoute l'économiste.
  
Howard Archer, chez IHS Global Insight, se veut plus optimiste.
  
"La bonne nouvelle est que les chiffres du PIB au premier trimestre sont de vieilles informations, et que les derniers chiffres et enquêtes disponibles (...) indiquent systématiquement que le taux de contraction de l'activité ralentit maintenant de manière substantielle", relève-t-il.
  
Cependant, "les perspectives pour la zone euro restent encore loin d'être brillantes, et nous soupçonnons qu'une reprise durable est peu susceptible de se développer avant 2010", relativise-t-il.
  
"La hausse brusque du chômage menace particulièrement les espoirs de reprise", ajoute l'économiste.

Première publication : 03/06/2009

COMMENTAIRE(S)