Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Algérie: un terrorisme pas si "résiduel"

En savoir plus

DÉBAT

Sommet de l'ONU sur le climat : nouvelle conférence, nouvel élan ?

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État islamique : la coalition passe à l'offensive

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ségolène Royal : "le dérèglement climatique est un enjeu crucial"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Algérie : un Français enlevé par un groupe lié à l'organisation de l'EI

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Couple franco-allemand : la cigale et la fourmi ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Nicole Garcia, actrice et réalisatrice accomplie

En savoir plus

FOCUS

L'Afrique à Paris !

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

La route rebelle de Nouvelle-Caledonie et les étudiants reconstruisent Tripoli

En savoir plus

  • Coalition contre l'EI : longtemps frileuse, la Turquie prête à s'engager

    En savoir plus

  • Les Français jihadistes présumés sont rentrés de Turquie sans être arrêtés

    En savoir plus

  • Course contre la montre pour retrouver l’otage français en Algérie

    En savoir plus

  • Frappes contre l’EI en Syrie : "Ce n'est pas le combat de l'Amérique seule"

    En savoir plus

  • Arab Bank reconnue coupable d'avoir financé des terroristes

    En savoir plus

  • Emma Watson, féministe engagée et menacée

    En savoir plus

  • Rama Yade : "C'est une guerre entre la civilisation et la barbarie"

    En savoir plus

  • Ségolène Royal : "le dérèglement climatique est un enjeu crucial"

    En savoir plus

  • Poucettes, matraques à pointes : le marché de la torture "made in China"

    En savoir plus

  • Les lycéennes et collégiennes turques autorisées à porter le voile islamique

    En savoir plus

  • Droit à l'avortement : le gouvernement espagnol abandonne son projet de loi

    En savoir plus

  • L'armée israélienne abat un avion de chasse syrien au-dessus du Golan

    En savoir plus

Economie

La BCE maintient son taux au niveau historique de 1 %

Texte par Dépêche

Dernière modification : 04/06/2009

La Banque centrale européenne (BCE) a décidé de maintenir son principal taux directeur à 1 %, malgré le rebond de l'euro au-dessus de 1,43 dollar. L'Institut de Francfort a aussi revu à la hausse l'ampleur de la récession à 4,6 % en 2009.

AFP - La Banque centrale européenne (BCE) va garder ses taux inchangés jeudi et en a peut-être définitivement terminé avec ses baisses malgré une inflation tombée à zéro et une économie de la zone euro toujours déprimée.

 

La grande majorité des économistes parient sur le maintien du taux principal à son niveau historique de 1% jeudi à l'issue de la réunion du conseil des gouverneurs.

 

Pour beaucoup, le plancher est atteint. Plusieurs banquiers centraux, dont l'influent Axel Weber, ont répété à l'envi leur réticence à voir ce taux, qui détermine les conditions du crédit en zone euro, descendre sous ce seuil, rejetant une politique de taux zéro à l'américaine.

 

Certains continuent d'espérer, à l'instar d'Erik Nielsen de Goldman Sachs qui n'exclut pas jeudi une indication d'une future baisse de taux. Le président de la BCE Jean-Claude Trichet pourrait par exemple ne pas réitérer sa déclaration antérieure selon laquelle les taux sont "adaptés", souligne l'économiste qui mise sur une diminution de 0,25 point de pourcentage du principal taux à 0,75% en juillet.

 

Le Français n'a d'ailleurs pas totalement exclu cette option. Réduire de nouveau les conditions du crédit ne serait en soi pas aberrant au regard de la situation économique.
 

L'inflation est tombée à zéro en mai dans la zone euro, selon une estimation provisoire, et va plonger en territoire négatif dans les mois d'été. La BCE ne remplira pas cette année, et sans doute pas l'an prochain non plus, son objectif d'une inflation légèrement inférieure à 2%.

 

La montée du chômage, qui a atteint en avril un taux inédit depuis presque 10 ans de 9,2% en zone euro, va peser sur la consommation. Les hausses salariales vont ralentir nettement dans les trimestres à venir, ce qui renforce le risque de déflation, une baisse durable et généralisée des prix, prédit Jennifer McKeown de Capital Economics.

 

Si les indicateurs de confiance économiques en zone euro se redressent légèrement, laissant espérer que le pire de la récession est passé, "l'activité économique est appelée à reculer encore dans les mois à venir", souligne Alexander Krüger de la Bankhaus-Lampe.

 

Mais une baisse de taux pourrait aussi ne pas servir à grand chose. Depuis octobre, la BCE a réduit son taux de 3,25 points, à sept reprises, soit une baisse presque tous les mois, mais sans parvenir à rétablir la confiance entre banques, qui ne répercutent pas ou à peine ces baisses sur les crédits à leurs clients.

 

Comme ses consoeurs, la BCE a donc décidé de se lancer dans des mesures "non conventionnelles" pour stimuler l'économie. Elle prévoit de débourser pour 60 milliards d'euros d'obligations sécurisées, couvertes par des crédits hypothécaires et considérées comme sûres. Les détails techniques seront révélés ce jeudi.

 

A titre de comparaison, la Fed a lancé un programme d'achat d'obligations de 300 milliards de dollars et la Banque d'Angleterre de 125 milliards de livres. Des achats financés par de la création de monnaie.

 

Ce qui n'est pas pour plaire à tous, et notamment à la chancelière allemande Angela Merkel, qui a demandé mardi, dans une critique plutôt inhabituelle, aux deux institutions de mettre fin à leurs interventions. "Il faut revenir à des politiques de banques centrales indépendantes", a-t-elle lancé dans un discours à Berlin.

 

Première publication : 04/06/2009

COMMENTAIRE(S)