Dernière modification : 08/06/2009 

- Assemblée nationale - Élections européennes - Nicolas Sarkozy - UMP - Union européenne


Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale
Roselyne Febvre reçoit Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, pour débattre du nouveau rôle des députés et des élections européennes.

"L’Assemblée nationale française est la dernière assemblée godillot des partis démocratiques puisque depuis 1958, tout a été organisé pour que le député voit arriver le texte, et selon qu’il est dans la majorité ou dans l’opposition, il vote oui ou non de manière mécanique, les yeux fermés, sans rien discuter ".

Le constat dressé par Jean-François Copé sur la façon dont le métier de député a été exercé jusqu’à présent est assez sévère. Ainsi, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale justifie le changement insufflé par Nicolas Sarkozy, qui, grâce à sa " conception très américaine des institutions ", a permis la montée en puissance de l’Assemblée nationale.

Jean-François Copé souhaiterait même que les députés fassent de la "coproduction législative" en étant "beaucoup plus en amont sur la fabrication des réformes" car le temps où les ministres avaient les pleins pouvoirs est désormais "révolu".

En ce qui concerne ses rapports avec Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé explique que "chacun est à sa juste place", qu’il a toujours soutenu le président et qu’il est très heureux qu’il réussisse.

Qu’en est-il de ses ambitions présidentielles ? "La politique est un parcours initiatique… il y a des étapes à franchir", explique-t-il.

 

Pour ce qui est du désintérêt manifesté par les Français envers les élections européennes, Jean-François Copé explique qu’il y a un "décalage abyssal" entre "ce qui se dit à Bruxelles et à Strasbourg et la perception qu’en ont les citoyens" et qu’il est grand temps de prendre cet élément en considération.

 

Regardez la seconde partie de "Politiques" avec Jean-François Copé.

 

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