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Pyongyang accepte de discuter avec la Corée du Sud

Vidéo par Nathalie TOURRET

Texte par Dépêche

Dernière modification : 05/06/2009

La Corée du Nord a accepté d'ouvrir des discussions avec sa voisine du Sud. Ces pourparlers se tiendront le 11 juin dans une zone frontalière. La région connaît de vives tensions suite à l'essai nucléaire effectué par Pyongyang le 25 mai.

AFP - La Corée du Nord a accepté vendredi de mener des discussions avec la Corée du Sud, alors que le climat dans la région s'est fortement tendu après l'essai nucléaire nord-coréen du 25 mai, ont indiqué des responsables sud-coréens.

La Corée du Nord a accepté que des discussions se tiennent le 11 juin au complexe industriel frontalier de Kaesong, selon le ministère sud-coréen de l'Unification, en charge des relations inter-coréennes.

Les discussions vont se concentrer sur la question du complexe industriel de Kaesong, financé par Séoul et ouvert en 2005, selon le ministère.

Censé symboliser la réconciliation des deux Corées, ce parc industriel emploie plus de 38.000 Nord-Coréens travaillant pour le compte d'une centaine de sociétés du Sud qui génèrent chaque mois des millions de dollars en biens manufacturés (habits, chaussures, sacs, ustensiles de cuisine etc.).

Le mois dernier, la Corée du Nord avait annoncé l'annulation de tous ses contrats avec la centaine de sociétés sud-coréennes à Kaesong, mettant en danger de faillite ces sociétés, selon leur porte-parole.

La Corée du Sud a précisé que la question du sort d'un Sud-Coréen, détenu à Kaseong depuis le 30 mars, pour avoir, selon Pyongyang, critiqué le régime nord-coréen, devait être réglée avant toute autre négociation.

Les tensions entre les deux Corées sont particulièrement aigues depuis que le régime nord-coréen a mené son deuxième essai nucléaire le 25 mai, condamné par l'ONU, avant de lancer une série de missiles de courte portée et d'annoncer n'être plus liée par l'armistice de 1953 ayant mis fin à la guerre de Corée.


Reporters sans frontières a appelé "les autorités judiciaires nord-coréennes à la plus grande clémence" et espéré pour les deux jeunes femmes "l'acquittement et la libération".

La famille, les amis et des collègues des deux femmes ont organisé en leur soutien une veillée aux chandelles mercredi soir à Washington et dans sept autres villes des Etats-Unis.

"Je voudrais que tout cela ne soit qu'un mauvais rêve", a déclaré Lisa Ling, la soeur de Laura.

La journaliste irano-américaine Roxana Saberi, qui a été détenue dans une prison iranienne, a adressé une lettre de soutien aux deux jeunes femmes. "Je voudrais remercier tous ceux qui m'ont soutenue pendant que j'étais détenue à la prison d'Evine, près de Téhéran. J'ai été libérée largement grâce au soutien de gens comme vous", a-t-elle écrit.

Dans les années 90, Washington avait obtenu la libération de deux de ses ressortissants arrêtés par Pyongyang: un jeune homme soupçonné d'espionnage et un pilote d'hélicoptère militaire abattu après avoir pénétré l'espace aérien nord-coréen.

Les journalistes souhaitant se rendre en Corée du Nord, l'un des pays les plus fermés au monde, doivent être munis d'un visa spécifique, très rarement accordé, et sont étroitement surveillés lors de leur séjour.

Première publication : 05/06/2009

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