Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Christophe de Margerie, entre hommages et polémiques

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : le Nigeria n'est plus touché par l'épidémie

En savoir plus

FOCUS

Londres, capitale des ultra-riches

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

France - Allemagne : vers un accord sur l'investissement

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Le groupe Total frappé au coeur par le décès de son PDG

En savoir plus

SUR LE NET

États-Unis : des costumes "Ebola" pour Halloween critiqués en ligne

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Ce que veut la Turquie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les yeux doux d'Angela Merkel"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ebola : Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, appelle à la mobilisation

En savoir plus

Economie

Chrysler et Fiat scellent officiellement leur alliance

Texte par Dépêche

Dernière modification : 18/06/2009

Chrysler et Fiat ont parfait l'opération de rachat du premier par le second. Selon l'accord, le groupe italien montera progressivement au capital du groupe de Detroit, mais ne deviendra pas majoritaire avant le désengagement de l'État américain.

AFP - Les groupes automobiles américain Chrysler et italien Fiat ont finalisé l'accord permettant le rachat des actifs du premier par le second, ont annoncé mercredi les deux entreprises, au lendemain du feu vert donné à l'opération par la Cour suprême des Etats-Unis.
  
Le "nouveau Chrysler", qui sort ainsi du processus de règlement judiciaire, est "immédiatement" opérationnel, selon leur communiqué commun.
  
Cette société, qui prendra le nom de Chrysler Group LLC, sera contrôlée initialement à 20% par Fiat, qui n'apporte pas d'argent mais sa technologie et de nouveaux modèles. Sa participation montera par étapes jusqu'à 35% sous réserve que certains objectifs définis à l'avance soient remplis.
  
Fiat ne pourra toutefois prendre une majorité du capital tant que les fonds avancés par l'Etat pour permettre la survie du constructeur américain --6 milliards de dollars à ce jour-- n'auront pas été remboursés.
  
Le solde du capital sera détenu, une fois Fiat monté à 35%, à 55% par un fonds à gestion syndicale, à 8% par le gouvernement américain et à 2% par le gouvernement canadien. Le communiqué ne précise pas la part actuelle des divers protagonistes.
  
Le nouveau Chrysler a repris "l'essentiel" des actifs du constructeur, qui avait dû déposer son bilan le 30 avril. Mais une partie des dettes de l'entreprise restera dans "l'ancien Chrysler" qui, lui, devra être liquidé sous supervision du tribunal des faillites de New York.
  
Le patron de Fiat Sergio Marchionne assumera simultanément la direction générale du constructeur américain, ont précisé les deux groupes.
  
Comme prévu, la présidence du conseil d'adminstration de Chrysler Group sera assurée par Robert Kidder, l'ancien patron des piles Duracell.
  
Les usines de Chrysler, qui avaient été mises à l'arrêt après la faillite du groupe, "vont bientôt redémarrer", a assuré M. Marchionne.
  
Les équipes des deux bords travaillent déjà "au développement de nouveaux véhicules de haute qualité, respectueux de l'environnement et économes en carburant, qui vont devenir à l'avenir la marque de Chrysler", a-t-il dit.
  
L'accord va permettre aux deux marques de réaliser un grand pas dans leur objectif de figurer parmi les leaders mondiaux du secteur, selon lui.
  
La veille, la Cour suprême américaine avait refusé de se saisir du dossier Chrysler, permettant la cession à Fiat et la conclusion d'une restructuration menée tambour battant sous l'égide du gouvernement.
  
Le dossier aura en effet été réglé en moins de six semaines, ce qui est exceptionnel pour une affaire de cette ampleur.
  
La faillite de Chrysler était en effet la sixième en importance aux Etats-Unis depuis un quart de siècle (la septième en incluant celle de son grand rival General Motors annoncée la semaine dernière).
  
Le plan de reprise de Chrysler avait déjà été accepté par un juge des faillites et une cour d'appel la semaine dernière. Mais le dossier était monté jusqu'à la Cour suprême en raison de la croisade solitaire du trésorier de l'Indiana (nord), qui refusait que les créanciers prioritaires puissent être plus mal traités que d'autres parties prenantes, les syndicats en particulier.
  
Un dossier annexe susceptible d'empoisonner la procédure --la restructuration du réseau de distribution du groupe-- a été réglé mardi par le juge des faillites de New York, Arthur Gonzalez, qui a estimé que Chrysler était en droit de fermer le quart de ses concessionnaires.

Première publication : 10/06/2009

COMMENTAIRE(S)