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FRANCE

Airbus exclut une immobilisation de sa flotte d'A330 et d'A340

Vidéo par Céline BRUNEAU

Texte par Nicolas DE SCITIVAUX

Dernière modification : 11/06/2009

Le constructeur dément une information du quotidien français Le Figaro, selon lequel il envisagerait d'immobiliser la flotte mondiale d'A330 et d'A340, à la suite d'une probable vulnérabilité des calculateurs de vitesse dont ils sont équipés.

Un article paru ce jeudi dans le quotidien français Le Figaro affirme que le constructeur européen Airbus n’exclut pas d’immobiliser les quelque mille appareils de type A330 et A340 en circulation dans le monde, afin de procéder à des remplacements de matériel.

 

"Si le bureau d’études [d’Airbus, NDLR] décèle quoi que ce soit qui mette en danger les vols en A330 ou en A440, Airbus prendra l’initiative d’exiger que ces avions ne volent plus", rapporte le journal, citant de "bonnes sources" au sein du siège toulousain du constructeur.

 

Ces propos ont été démentis par Airbus, qui réaffirme que ses avions sont "sûrs", s'appuyant sur un communiqué de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) selon lequel tous les modèles d'Airbus sont "aptes au vol".

 

"Tout ce que je peux dire - l'AESA l'a confirmé aujourd'hui -, c'est que tous nos A330 sont sûrs", a indiqué Stefan Schaffrath, le porte-parole d'Airbus, ajoutant que le constructeur n’avait "aucune intention de clouer au sol sa flotte d’A330 et d’A340".

 

Les "sondes Pitot" probablement liées au drame

 

Alors que le sous-marin français Émeraude a débuté mercredi ses recherches pour tenter de retrouver les boîtes noires du vol AF 447, plusieurs éléments laissent penser que la catastrophe qui a coûté la vie à 228 personnes pourrait être liée à une défaillance des calculateurs de vitesse de l’Airbus A330.

 

Fabriqués par Thales, ces calculateurs en forme de tube, également appelés sondes Pitot, sont situés sous le nez de l’Airbus. Ils calculent la vitesse de vol de l’avion en fonction de la pression mesurée à l’intérieur du tube.

 

De son côté, Air France a décidé dès mardi de procéder au remplacement de toutes les sondes Pitot équipant ses appareils, sous la pression des pilotes.

  

"Aujourd'hui, il n'y a plus aucun avion Air France qui vole sans au moins deux sondes modifiées", a déclaré Louis Jobard, président de la section Air France du syndicat national des pilotes de ligne.

 

Les premiers corps en cours d’identification à Recife

 

Un avion de type Hercules transportant 16 des 41 corps repêchés dans l’Atlantique s’est posé mercredi soir à Recife, afin de permettre aux autorités de procéder à l’identification des victimes.

 

"Les dépouilles ont été chargées à bord de deux camions de la police brésilienne, puis transportées vers l’institut médico-légal", rapporte Pierre-Ludovic Viollat, correspondant de FRANCE 24 au Brésil.

 

Un travail de pré-identification avait déjà été effectué par les enquêteurs sur l’île Fernando de Noronha, base avancée des équipes de recherche.

 

À Recife, les médecins légistes tenteront d’établir l’identité des victimes grâce aux signes distinctifs des corps, en les recoupant avec les images enregistrées par les caméras de sécurité de l’aéroport de Rio juste avant le vol.

  

Si ces méthodes ne suffisent pas, les dépouilles seront transportées jusqu’à Brasilia, la capitale du pays, où des tests ADN seront effectués.

 

Première publication : 11/06/2009

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