Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le Malien Birama Sidibé candidat à la présidence de la Banque africaine de développement

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Loi santé : ce qui va changer

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Serge Atlaoui condamné à mort : La France peut-elle faire pression ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Migrants en Méditerranée, sans stratégie face au drame l'Europe mise en cause

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Émission spéciale : Marseille, le renouveau ?

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : sur les traces du réalisateur Henri Verneuil, réfugié arménien

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Génocide arménien, cent ans après déni et mémoire continuent de se côtoyer

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Léa Drucker

En savoir plus

TECH 24

Numérique : tout pour la musique

En savoir plus

FRANCE

Le Club Med dépose plainte contre Bernard Tapie

Vidéo par Jean-Rémi BAUDOT , Céline BRUNEAU

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 19/06/2009

Alors que le voyagiste annonce 22 millions d'euros de pertes au premier semestre, il porte plainte contre Bernard Tapie qui, intéressé par une éventuelle entrée dans le capital de la société, multiplie les attaques contre sa gestion.

Le Club Med a déposé plainte, jeudi, contre Bernard Tapie pour "diffusion d'informations fausses et trompeuses et manipulation de cours", a annoncé son P-DG, Henri Giscard d’Estaing. "Les propos de Bernard Tapie, qui n’a eu de cesse de dénigrer la société, sa stratégie, ses collaborateurs et ses dirigeants, ont causé un important préjudice à l'image de l'entreprise", justifie le voyagiste dans un communiqué.
 

 

Le Club Med souhaite aussi "que soient sanctionnées des pratiques en violation flagrante avec les règles de la communication boursière".
 

 

Les dernières déclarations de l’homme d’affaires sont la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. À la veille de la publication des résultats semestriels du groupe, mercredi, Bernard Tapie a une nouvelle fois mis en cause le travail d'Henri Giscard d’Estaing, estimant que "cette boîte [le Club Med qu'il préside, NDLR] est gérée n’importe comment".
 

 

Depuis que la rumeur d'un rachat du Club Med par Bernard Tapie a vu le jour en avril, les échanges d’amabilités entre les deux parties se sont multipliés, par médias interposés. Peu avant de déposer plainte, Henri Giscard d’Estaing a encore fait savoir que les "attaques personnelles" dont il faisait l'objet étaient "scandaleuses et sans fondement".

 

Vingt-deux millions d'euros de pertes nettes
 

 

En marge de la bataille juridique qui s’annonce, le Club Med a également annoncé, ce jeudi, une perte nette de 22 millions d'euros au premier semestre de 2009, qui s'achève en avril pour la comptabilité de l'entreprise. Une information dont tout porte à croire que Bernard Tapie attendait la publication pour décider de se lancer ou non à l’assaut de l’opérateur touristique. Mercredi en effet, celui-ci a expliqué au quotidien français Libération avoir "besoin de temps pour analyser les comptes [de l'entreprise] car tout [y] est (...) maquillé" et attendre "au plus tard fin juin" pour faire part de sa décision.
 

 

De son côté, le Club Med a tenté de minimiser l’importance des pertes. "Réalisés dans un contexte de crise mondiale, ces résultats sont marqués par une nouvelle progression du nombre de clients sur le haut de gamme", a souligné Henri Giscard d’Estaing. "Ils nous confortent dans [nos] choix stratégiques", poursuit le groupe qui s'attache, depuis 2004, à rendre ses villages davantage "haut de gamme". Pour autant, les résultats semestriels du groupe montrent aussi, au 6 juin, une baisse cumulé de 18,3 % de ses réservations pour l'été 2009.
 

 

Dans sa guerre contre Bernard Tapie, le voyagiste espère avoir renforcé sa position. Le 10 juin, le groupe Accor a vendu son portefeuille d'actions Club Med au Crédit Agricole, banquier historique de la société au trident. Cette dernière a aussi réussi son augmentation de capital de 102 millions d’euros, renforçant le poids de ses alliés au conseil d’administration. Une bonne nouvelle pour Henri Giscard d'Estaing : sans le soutien d'une majorité des actionnaires de l'entreprise, Tapie aura effectivement du mal à devenir "le nouveau roi des Bronzés".

Première publication : 11/06/2009

COMMENTAIRE(S)