Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

MODE

La mode de 2014 marquée par une douce révolution et une prise de conscience des créateurs.

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

FRANCE

Le Club Med dépose plainte contre Bernard Tapie

Vidéo par Jean-Rémi BAUDOT , Céline BRUNEAU

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 19/06/2009

Alors que le voyagiste annonce 22 millions d'euros de pertes au premier semestre, il porte plainte contre Bernard Tapie qui, intéressé par une éventuelle entrée dans le capital de la société, multiplie les attaques contre sa gestion.

Le Club Med a déposé plainte, jeudi, contre Bernard Tapie pour "diffusion d'informations fausses et trompeuses et manipulation de cours", a annoncé son P-DG, Henri Giscard d’Estaing. "Les propos de Bernard Tapie, qui n’a eu de cesse de dénigrer la société, sa stratégie, ses collaborateurs et ses dirigeants, ont causé un important préjudice à l'image de l'entreprise", justifie le voyagiste dans un communiqué.
 

 

Le Club Med souhaite aussi "que soient sanctionnées des pratiques en violation flagrante avec les règles de la communication boursière".
 

 

Les dernières déclarations de l’homme d’affaires sont la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. À la veille de la publication des résultats semestriels du groupe, mercredi, Bernard Tapie a une nouvelle fois mis en cause le travail d'Henri Giscard d’Estaing, estimant que "cette boîte [le Club Med qu'il préside, NDLR] est gérée n’importe comment".
 

 

Depuis que la rumeur d'un rachat du Club Med par Bernard Tapie a vu le jour en avril, les échanges d’amabilités entre les deux parties se sont multipliés, par médias interposés. Peu avant de déposer plainte, Henri Giscard d’Estaing a encore fait savoir que les "attaques personnelles" dont il faisait l'objet étaient "scandaleuses et sans fondement".

 

Vingt-deux millions d'euros de pertes nettes
 

 

En marge de la bataille juridique qui s’annonce, le Club Med a également annoncé, ce jeudi, une perte nette de 22 millions d'euros au premier semestre de 2009, qui s'achève en avril pour la comptabilité de l'entreprise. Une information dont tout porte à croire que Bernard Tapie attendait la publication pour décider de se lancer ou non à l’assaut de l’opérateur touristique. Mercredi en effet, celui-ci a expliqué au quotidien français Libération avoir "besoin de temps pour analyser les comptes [de l'entreprise] car tout [y] est (...) maquillé" et attendre "au plus tard fin juin" pour faire part de sa décision.
 

 

De son côté, le Club Med a tenté de minimiser l’importance des pertes. "Réalisés dans un contexte de crise mondiale, ces résultats sont marqués par une nouvelle progression du nombre de clients sur le haut de gamme", a souligné Henri Giscard d’Estaing. "Ils nous confortent dans [nos] choix stratégiques", poursuit le groupe qui s'attache, depuis 2004, à rendre ses villages davantage "haut de gamme". Pour autant, les résultats semestriels du groupe montrent aussi, au 6 juin, une baisse cumulé de 18,3 % de ses réservations pour l'été 2009.
 

 

Dans sa guerre contre Bernard Tapie, le voyagiste espère avoir renforcé sa position. Le 10 juin, le groupe Accor a vendu son portefeuille d'actions Club Med au Crédit Agricole, banquier historique de la société au trident. Cette dernière a aussi réussi son augmentation de capital de 102 millions d’euros, renforçant le poids de ses alliés au conseil d’administration. Une bonne nouvelle pour Henri Giscard d'Estaing : sans le soutien d'une majorité des actionnaires de l'entreprise, Tapie aura effectivement du mal à devenir "le nouveau roi des Bronzés".

Première publication : 11/06/2009

COMMENTAIRE(S)