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FRANCE

Trois nouveaux corps repêchés au large du Brésil

Vidéo par Céline MISSOFFE

Texte par Dépêche

Dernière modification : 12/06/2009

Trois nouveaux corps ont été repêchés dans l'océan Atlantique, jeudi, dans la zone où l'Airbus d'Air France s'est abîmé en mer, le 1er juin. Des 228 passagers de l'avion disparu, 44 ont, à ce jour, été retrouvés.

REUTERS - Trois nouveaux corps ont été repêchés jeudi dans la zone de l'océan Atlantique où s'est abîmé l'Airbus d'Air France, portant à quarante-quatre le nombre de corps récupérés jusqu'à présent, a annoncé le Brésil.


L'appareil, qui assurait le 1er juin la liaison entre Rio de Janeiro et la France, avait 228 personnes à bord, dont 72 Français.


Les équipes brésiliennes et françaises poursuivent les opérations de recherches pour récupérer des corps et des débris du vol AF447. La zone de recherches est située à environ 1.000 km des côtes nord du Brésil.


Le sous-marin nucléaire français Emeraude a commencé mercredi à rechercher les boîtes noires de l'Airbus A330. Son objectif est de les localiser pour qu'elles puissent être récupérées en cas de découverte par des robots sous-marins embarqués à bord du navire français "Pourquoi pas".


Les causes de la catastrophe, le pire accident dans l'histoire d'Air France, n'ont toujours pas été établies.


Des messages automatiques envoyés par l'avion montrent que les sondes de vitesse, les tubes "Pitot", pourraient avoir transmis des indications erronées, élément possible du drame.


Airbus a assuré jeudi ne pas avoir l'intention de clouer au sol sa flotte d'A330 et d'A340.


Tant le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) que le principal syndicat de pilotes ont indiqué qu'aucun lien n'avait  été établi à ce stade entre les "tubes Pitot" et l'accident.


Par précaution, le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) a fait pression sur Air France pour obtenir que plus aucun A330 et A340 ne décolle depuis mardi sans avoir au moins deux sondes de nouvelle génération sur trois.


Le directeur général d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon, a déclaré jeudi ne pas être convaincu que ces sondes aient causé l'accident et a souligné que le nouveau modèle était susceptible d'éviter des incidents, sans être absolument nécessaire à la sécurité des appareils.

Première publication : 12/06/2009

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