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FRANCE

La cocaïne attire de plus en plus de jeunes Français

Texte par Marc DAOU

Dernière modification : 18/06/2009

L'Observatoire français des drogues et des toxicomanies a publié une étude sur la consommation de drogues des jeunes Français. Si le tabac, l'alcool et le cannabis n'ont plus leurs faveurs, la cocaïne devient, elle, de plus en plus prisée.


Les jeunes Français seraient-ils moins portés sur la cigarette, le joint et la bouteille ? C’est ce qu’affirme en tout cas l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) qui a publié, le 10 juin, une étude réalisé en 2008 auprès de quelques 40 000 Français âgés de 17 ans.

En 2008, 70,7 % d’entre eux ont déclaré avoir déjà fumé une cigarette, 92,6 % avoir déjà bu de l’alcool et 42,2 % ont affirmé avoir fumé du cannabis. Seuls 5 % des adolescents interrogés ont déclaré n’avoir jamais essayé aucune de ces trois substances, qui sont les plus accessibles malgré la législation mise en place pour protéger les mineurs. Mais si les âges moyens d'expérimentation du tabac et du cannabis s'élèvent pour la première fois depuis huit ans, l’ivresse, elle, est en nette augmentation depuis 2003.

 

Le pouvoir d’attraction de la cocaïne

 

Cette enquête portant sur les usages de produits psycho-actifs en population adolescente démontre par ailleurs une hausse inquiétante de l’expérimentation des produits illicites tels que la cocaïne et d’autres substances comme l’héroïne et le crack.

 

Si sa consommation reste limitée, la "coke", souvent associée à la réussite des stars du cinéma et du sport, attire de plus en plus les jeunes gens. Ils ont été 3,3 % à l’expérimenter en 2008 au lieu de 0,9 % en 2000. "Contrairement à l'ecstasy, passée de mode, la cocaïne a une image positive, elle est moins chère et plus disponible", explique le directeur de l'OFDT, Jean-Michel Costes.

 

Enfin, l’étude met en lumière la forte augmentation de l’expérimentation de l’héroïne (1,1 % contre 0,7 % en 2005) et d’inhalants tels que le poppers.

 

Consommation et milieu social

 

Pour ce qui concerne les liens entre la consommation de ces drogues et le milieu social ou le parcours scolaire des jeunes, l’OFDT constate que les consommateurs sont souvent issus des milieux les plus favorisés, ou sont des adolescents ayant connu un parcours scolaire difficile, voire une déscolarisation.

 

Parmi les justifications avancées par les jeunes consommateurs, la fête, le plaisir et la convivialité occupent une place significative. Une perception en total décalage avec le message martelé par les campagnes de prévention et de lutte contre les addictions aux stupéfiants qui stigmatisent les effets dévastateurs sur la santé physique et morale.   

Première publication : 15/06/2009

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