"’Pili Pili est inspiré d’un magazine japonais qui s’appelle « Hot Pepper » qui, au Japon a connu un succès foudroyant. Et c’est un magazine qui est fait exclusivement de mini reportages et de coupons", raconte Michel Lallement, directeur général de Pili Pili.
Le principe : des bons de réduction à utiliser chez les commerçants mais aussi de vrais articles journalistiques;
On y retrouve trois parties : sortir, style, plaisir, dans laquelle il y a à la fois l’agenda, du cinéma, de la mode. Comme dans n’importe quelle rédaction, tout se travaille.
Plus local, le concurrent en petit format, Le Bonbon, propose une formule par arrondissement. Le contenu est cette fois axé sur la vie des habitants et du quartier.
"Aujourd’hui, dans l’ère de la mondialisation et d’Internet, les gens ne se parlent plus et curieusement ne communiquent plus les uns avec les autres. Donc, le but de ce concept, c’est de rapprocher les gens entre eux pour redonner une dimension de village à notre quartier", affirme Jacques de la Chaise, le fondateur du journal.
Et une fois qu’on a mis la main sur le journal dans un commerce, voici le mode d’emploi.
"Les habitants détachent le petit bon de réduction. Vous voyez, comme ça, c’est extrêmement simple et ils se présentent chez le commerçant, dans la boutique pour obtenir leur remise ou leur cadeau et ça crée vraiment une dimension sociale dans le quartier entre les habitants et les commerçants", explique t-il.
Et les habitants du quartier apprécient : " On reste en général dans le quartier, donc c’est bien de pouvoir avoir des remises sur les différentes enseignes qui sont présentes ici", reconnaît cette riveraine.
Dans les deux cas, l’économie de ces journaux tient à une nouvelle forme de publicité locale. Les commerçants payent pour faire publier les bons de réduction qui leur amèneront de la clientèle.
Le prix dépend de l’espace publicitaire. Les commerçants choisissent en fonction de leur activité. Un tiers de page coûte environ 1190 euros.
"En tant que commerçant, je trouve que cela apporte un lien avec la clientèle et nous permet à nous aussi d’être informés de ce qui se passe dans la quartier", raconte un marchand du quartier
Les vendeurs ont leur vitrine, les consommateurs font des économies, ce concept met tout le monde d’accord.
















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