Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"La constance, c'est la confiance"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Benjamin Stora, directeur de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

La fermeture de restaurants Mac Donald's en Russie : scandale sanitaire ou pression politique ?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : l'ONU va déployer 10 000 casques bleus

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Blackout médiatique contre les jihadistes

En savoir plus

DÉBAT

Rentrée économique en France : tableau noir pour l'exécutif ?

En savoir plus

DÉBAT

Israël - Hamas : accord impossible ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Barbarie"

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile divisée à propos de Darren Wilson

En savoir plus

  • Gaza : trois commandants du Hamas tués dans un raid israélien

    En savoir plus

  • Présidentielle au Brésil : la candidature de Marina Silva menace Dilma Rousseff

    En savoir plus

  • Cécile Rol-Tanguy : "Je représente les résistantes qui ont été oubliées"

    En savoir plus

  • Syrie - Irak : le pape François tantôt pacifiste, tantôt va-t-en-guerre

    En savoir plus

  • Assassinat de James Foley : les États-Unis ont tenté de le libérer

    En savoir plus

  • Le chef de l'armée désigné Premier ministre à Bangkok

    En savoir plus

  • Ukraine : "C’est le début de la Troisième Guerre mondiale"

    En savoir plus

  • Pourquoi les négociations sur un cessez-le-feu permanent sont un cauchemar ?

    En savoir plus

  • Libération de Paris : où étaient les combattants noirs de la 2e DB ?

    En savoir plus

  • Netanyahou compare le Hamas aux jihadistes de l'État islamique

    En savoir plus

  • Fabius veut coordonner avec l'Iran la lutte contre l'État islamique

    En savoir plus

  • Darius, ce jeune Rom lynché en juin et SDF en août

    En savoir plus

  • Heurts à Bangui entre soldats français et individus armés

    En savoir plus

  • Vidéo : après une nuit plus calme, la situation reste tendue à Ferguson

    En savoir plus

  • Hollande : "La situation internationale est la plus grave depuis 2001"

    En savoir plus

Economie

Les pays émergents organisent leur premier sommet en Russie

Vidéo par Jean-Rémi BAUDOT

Texte par Dépêche

Dernière modification : 16/06/2009

Les chefs d'État du Brésil, de la Russie, de l'Inde et de la Chine, quatre pays émergents composant le groupe dit "BRIC", tiennent leur premier sommet formel en Russie, ce mardi. Objectif : peser davantage face aux grands pays industrialisés.

REUTERS - Les dirigeants des économies brésilienne, russe, indienne et chinoise (BRIC) se réunissent à partir de mardi à Ekaterinbourg pour ce qui sera leur premier sommet formel, au cours duquel ils tenteront de se doter d'un langage commun leur permettant de peser davantage face aux grands pays industrialisés.

Au menu de cette réunion, les responsables politiques des BRIC pourraient voir figurer la rénovation du système financier mondial et l'éventuelle création d'une monnaie de réserve internationale censée permettre de réduire la dépendance à l'égard du dollar.

"La bonne nouvelle c'est que les pays riches sont en crise et que les pays émergents ont largement contribué au sauvetage de l'économie, c'est à dire au sauvetage des pays riches", a déclaré à Reuters le président brésilien Lula.

"Les pays riches ne sont plus les seuls à compter dans la production et dans la consommation mondiale", a-t-il ajouté, estimant au passage que les BRIC devaient travailler de concert afin de modifier la "géographie politique et commerciale de la planète".

L'acronyme BRIC a été utilisé pour la première fois en 2001 par Jim O'Neil, un économiste de Goldman Sachs, pour évoquer la puissance grandissante des économies émergentes. Le sommet du 16 juin doit permettre à ces quatre pays de franchir une nouvelle étape dans leur rapprochement.

15% du commerce mondial

Brésil, Russie, Inde et Chine pèsent ensemble 15% des 60.700 milliards de dollars (43.700 milliards d'euros) que représente le commerce mondial. Dans 20 ans, estime Goldman Sachs, ces quatre pays pourraient avoir dépassé le G7 par leur poids économique et la Chine pourrait à elle seule avoir supplanté les Etats-Unis au premier rang mondial.

"Les BRIC sont un mythe mais ce mythe devient peu à peu réalité", commente Alexeï Pouchkov, qui enseigne les relations internationales. "Ce sommet montre qu'il existe une volonté d'enraciner une communauté. La question qui se pose est savoir si elle deviendra une institution politique ou si elle restera dormante."

La principale difficulté pour les quatre pays concernés consistera à surmonter les divisions qui les séparent.

Le président chinois, Hu Jintao, arrive en Russie fort d'un PIB aussi important que celui des trois autres BRIC réunis. Mais dans le même temps, Pékin ne veut pas apparaître comme un adversaire déclaré des Etats-Unis.

La volonté de réduire la dépendance à l'égard du dollar est quant à elle davantage portée par la Russie et le Brésil alors que la Chine continue de penser que le dollar doit conserver une place primordiale.

De nombreux analystes soulignent que les dossiers les plus brûlants ont peu de chances d'aboutir lors du sommet d'Ekaterinbourg.

"Ce sommet que l'influence et la voix du monde émergent portent de plus en plus, des éléments auxquels l'administration Obama devra porter attention", souligne Qin Yaqing, vice-président de l'Université chinoise des Affaires étrangères à Pekin. "Mais ces pays sont très divisés. Une coopération complète entre eux sera difficile à atteindre, mais une coopération partielle est envisageable."

Le président russe Dmitry Medvedev a proposé d'accorder un plus grand rôle aux droits de tirages spéciaux du Fonds monétaire international (FMI), ce qui correspond à la volonté affichée par le patron de la Banque populaire de Chine Chou Xiaochuan.

La Russie a annoncé la semaine dernière son intention de réduire la proportion des emprunts d'Etat américains dans la composition de ses réserves. Moscou, Pékin et Brasilia ont promis d'accroître le financement du FMI, ce qui devrait leur permettre d'y disposer d'une influence accrue.
 

Première publication : 16/06/2009

COMMENTAIRE(S)