Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Blackout médiatique contre l'État islamique

En savoir plus

DÉBAT

Rentrée économique en France : croissance, inflation... Tableau noir pour l'exécutif?

En savoir plus

DÉBAT

Israël - Hamas : accord impossible?

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile divisée à propos de Darren Wilson

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Adèle Haenel, nouveau visage du cinéma français

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : le Cameroun ferme ses frontières avec le Nigeria

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Moins d'un Français sur deux est imposable

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Vers une police sous surveillance ?

En savoir plus

DÉBAT

Syrie, la guerre oubliée

En savoir plus

  • Assassinat de James Foley : les États-Unis ont tenté de le libérer

    En savoir plus

  • Le chef de l'armée désigné Premier ministre à Bangkok

    En savoir plus

  • Ukraine : "C’est le début de la Troisième Guerre mondiale"

    En savoir plus

  • Pourquoi les négociations sur un cessez-le-feu permanent sont un cauchemar ?

    En savoir plus

  • Libération de Paris : où étaient les combattants noirs de la 2e DB ?

    En savoir plus

  • Netanyahou compare le Hamas aux jihadistes de l'État islamique

    En savoir plus

  • Fabius veut coordonner avec l'Iran la lutte contre l'État islamique

    En savoir plus

  • Darius, ce jeune Rom lynché en juin et SDF en août

    En savoir plus

  • Heurts à Bangui entre soldats français et individus armés

    En savoir plus

  • Vidéo : après une nuit plus calme, la situation reste tendue à Ferguson

    En savoir plus

  • Hollande : "La situation internationale est la plus grave depuis 2001"

    En savoir plus

  • Gaza : la trêve une nouvelle fois rompue, Israël vise un chef du Hamas

    En savoir plus

  • La Fifa interdit au FC Barcelone de recruter

    En savoir plus

  • Au bord de l'éruption, le volcan islandais Bardarbunga menace le trafic aérien

    En savoir plus

  • Quand l’Égypte sermonne Washington sur les émeutes de Ferguson

    En savoir plus

Asie - pacifique

Recompte partiel mais pas d'annulation du scrutin

Vidéo par Clément MASSE

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/06/2009

Mir Hossein Moussavi a demandé à ses partisans ne pas se rendre à la manifestation prévue dans l'après-midi à Téhéran, afin de ne pas mettre leur vie en danger. Le Conseil des Gardiens a, lui, répété qu'il n'annulerait pas le scrutin.

Après s'être déclaré prêt à recompter les voix de la présidentielle iranienne du 12 juin, mardi matin, le Conseil des Gardiens de la Constitution a précisé, via la télévision d'État, qu'il refusait d'annuler l'élection.

"En affirmant qu’il n’y aura pas d’annulation du scrutin, le Conseil précise que le recompte des votes est limité et qu’il ne concerne pas l’ensemble du scrutin électoral", explique Siavosh Ghazi, correspondant de l'AFP à Téhéran pour FRANCE 24. À moins que des fraudes ne soient constatées, ajoute-t-il, "les résultats définitifs devraient, en principe, être maintenus".

Mir Hossein Moussavi, candidat réformateur et principal adversaire du président réélu Mahmoud Ahmadinejad, avait déposé une requête auprès de la plus haute entité juridique du pays demandant l’annulation du scrutin, après sa défaite.

 Depuis trois jours, la capitale iranienne est le théâtre de manifestations violentes. Les partisans de Moussavi contestent les résultats de ce qu’ils appellent une "élection volée", convaincus que leur champion est sorti vainqueur du scrutin.

Les autorités redoutaient une nouvelle escalade de la violence mardi, après l'annonce de la mort de sept personnes en marge de la manifestation de lundi. Deux manifestations, l'une de l'opposition, l'autres des supporteurs d'Ahmadinejad devaient en effet se succéder à quelques heures d'intervalle sur la place Vali Asr, au centre de Téhéran.

 Mir Hossein Moussavi a finalement appelé ses partisans à ne pas aller manifester afin de ne pas mettre leur vie en danger.
 

 

Des manifestations émaillées de violence

 

Selon un photographe iranien qui a requis l’anonymat, un groupe de manifestants s’en est pris lundi en fin de journée à une base de la milice islamique du Bassidj, lorsque des miliciens ont ouvert le feu.

 

"Plusieurs voyous voulaient attaquer un poste militaire et vandaliser les équipements publics près de la place Azadi. Malheureusement, sept personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées", a annoncé la radio d’État Payam.

 

Outre cet incident mortel, des affrontements ont éclaté, lundi, entre des policiers et des manifestants aux abords de la place Azadi, dans le centre-ville, à la fin du parcours de la manifestation.

 

Des manifestants ont mis le feu à des pneus et des poubelles. Plusieurs motos ont également été incendiées. Les forces de l'ordre ont lancé des gaz lacrymogènes pour disperser le rassemblement.

 

“Il y aura plus de violences si le recomptage des voix ne satisfait pas les attentes de la population", estime Reza Homayoun, un journaliste iranien parlant à FRANCE 24, dont le nom a été changé.

 

En attendant, témoigne Shoreh, étudiante à Téhéran, "les gens n’ont pas peur d’être blessés".

  

Une "élection volée"

 

Selon le réalisateur Mohsen Makhmalbaf, représentant de Mir Hossein Moussavi à Paris, "le ministère responsable de l’élection avait informé Moussavi vendredi qu’il avait gagné (…) mais, au même moment, la police secrète s’est attaqué à son quartier général, saccageant des bureaux."

 

Interviewé sur FRANCE 24, le réalisateur raconte également que le chef de l’armée aurait fait parvenir à Moussavi une lettre du Guide suprême, Ali Khamenei, lui indiquant que "la défaite d’Ahmadinejad était la sienne".

 

Pour Makhmalbaf, l’Iran a atteint vendredi le "stade de la dictature". Il compte interpeller le président français Nicolas Sarkozy devant le Parlement européen, afin que celui-ci ne reconnaisse pas en Ahmadinejad le président de l’Iran. "J’irai en tant qu’ambassadeur de la nation iranienne et non du gouvernement iranien", souligne-t-il.

 

Mahmoud Ahmadinejad est, quant à lui, en Russie pour participer au sommet de l'Organisation de coopération de Shanghaï (OCS) qui réunit mardi à Ekaterinbourg, la Russie, la Chine, et les ex-républiques soviétiques du Kazakhstan, d'Ouzbékistan, du Tadjikistan et du Kirghizistan. Dans le même temps, les autorités iraniennes ont procédé, avant l’aube, à l’arrestation de proches collaborateurs de l’ancien président Khatami, Saeed Hajjarian and Mohammad Ali Abtahi.

 

 

Première publication : 16/06/2009

COMMENTAIRE(S)