Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Wikileaks dénonce les États utilisant des logiciels espions

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La confiance en peau de chagrin"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

"La grève à Air France doit s'arrêter"

En savoir plus

DÉBAT

Grand oral de Manuel Valls : confiance renouvelée mais majorité fragilisée ?

En savoir plus

DÉBAT

Immigration clandestine : l'Europe impuissante ?

En savoir plus

FOCUS

Immigration en Méditerranée : prêts à risquer leur vie pour rejoindre l’Europe

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Margaret Atwood, la reine du roman d’anticipation est de retour !

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Vote de confiance : Manuel Valls sera-t-il soutenu par sa majorité ?

En savoir plus

TECH 24

Apple, IFA, cours de code : c'est la rentrée high-tech !

En savoir plus

  • Vidéo : dernier jour pour mobiliser les indécis sur le référendum en Écosse

    En savoir plus

  • Filière jihadiste : six personnes interpellées près de Lyon, des armes saisies

    En savoir plus

  • Barack Obama appelle le monde à "agir vite" face à Ebola

    En savoir plus

  • Jack Ma et son Alibaba superstars de Wall Street

    En savoir plus

  • Premières élections démocratiques aux îles Fidji depuis 2006

    En savoir plus

  • Valls obtient la confiance des députés malgré l'abstention des "frondeurs"

    En savoir plus

  • EI, EIIL, Daech, comment appeler les jihadistes en Irak et en Syrie ?

    En savoir plus

  • Au moins 67 Sud-Africains tués dans l'effondrement d'un immeuble à Lagos

    En savoir plus

  • Zinedine Zidane se verrait bien un jour sélectionneur des Bleus

    En savoir plus

  • Un obus tiré de Gaza vers Israël, le premier depuis la trêve

    En savoir plus

  • Ligue des champions : Monaco s'impose, le Real cartonne

    En savoir plus

  • Didier Guillaume : "Le Medef se comporte très mal"

    En savoir plus

  • L’inavouable alliance des États-Unis et de l’Iran contre l’EI

    En savoir plus

  • Exposition : Niki de Saint Phalle, une sacrée nana, au Grand Palais

    En savoir plus

EUROPE

L'UE ouvre la voie à un deuxième référendum en Irlande

Texte par Dépêche

Dernière modification : 20/06/2009

En Irlande, le dernier obstacle à la tenue d'un deuxième référendum sur le traité de Lisbonne a été levé. Les dirigeants de l'Union européenne ont pour cela entériné des garanties censées dissiper les inquiétudes des Irlandais.

AFP -Les dirigeants de l'Union européenne (UE) ont levé vendredi le dernier obstacle à la tenue sans doute début octobre d'un nouveau référendum en Irlande sur le traité de Lisbonne, avec l'espoir d'en finir avec des années d'incertitude institutionnelle.

Lors d'un sommet à Bruxelles, les 27 dirigeants ont aussi dénoncé l'attitude du régime iranien qui exige la fin des manifestations contre les résultats de l'élection présidentielle. Mais avec prudence pour ne pas envenimer une situation qui pourrait se retourner contre les opposants.

Pour permettre à l'Irlande d'organiser un nouveau référendum, les dirigeants de l'UE ont entériné des garanties censées dissiper les inquiétudes de sa population qui avait rejeté le texte lors d'un premier référendum en juin 2008.

"Je suis très satisfait que nous soyons parvenus à adopter les garanties irlandaises, cela me rend très optimiste sur le fait que nous obtiendrons un +oui+ au référendum", a déclaré le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

"Nous avons eu ce que nous voulions", s'est réjoui le Premier ministre irlandais Brian Cowen. "Je crois que nous avons maintenant une base solide pour demander à nouveau (aux Irlandais) de ratifier le traité".

M. Cowen a ajouté que son gouvernement pourrait "organiser un référendum début octobre".

Le contenu même des garanties ne faisait guère débat: il s'agissait d'assurer aux Irlandais que le traité n'affecterait ni la neutralité militaire de l'Irlande, ni son interdiction de l'avortement, ni sa fiscalité. Et que chaque pays garderait "son" commissaire à Bruxelles.

Autant de points qui avaient nourri le camp du "non" il y a un an, lorsque le traité avait été rejeté par 53,4% des voix.

Mais il restait à déterminer la forme juridique de ces garanties.

M. Cowen est arrivé au sommet en demandant que ses 26 partenaires s'engagent à renforcer la valeur juridique de ces garanties, une fois que le traité de Lisbonne sera en vigueur, condition pour lui d'obtenir un "oui" lors du prochain référendum.

Son objectif: transformer une "décision" en "protocole", afin de lui donner valeur de traité, ce qui implique de le faire ratifier partout.

Les autres dirigeants, le Britannique Gordon Brown en tête, refusaient initialement d'aller jusque là, de peur de rouvrir un débat risqué sur la ratification du traité de Lisbonne.

Les conservateurs de David Cameron, donnés gagnants aux prochaines législatives en Grande-Bretagne, ont en effet agité la menace de soumettre le traité de Lisbonne, pourtant déjà ratifié par le pays, à un référendum.

Au final, les Irlandais ont bien obtenu l'engagement écrit des 27 que les garanties deviendront un protocole "lors de la conclusion du prochain traité d'adhésion" d'un pays à l'UE - soit probablement lorsque le bloc des 27 accueillera la Croatie ou l'Islande, en 2011 au plus tôt.

Pour éviter toute difficulté en Grande-Bretagne - ou encore en République tchèque et en Pologne, deux pays où la ratification reste inachevée - le texte final souligne cependant que le protocole "ne changera ni le contenu ni l'application du traité de Lisbonne". Et que les garanties "ne nécessiteront pas de nouvelle ratification du traité".

Rédigé après l'échec du projet de Constitution européenne en 2005, le traité de Lisbonne, censé rendre l'UE plus efficace et plus influente dans le monde, n'entrera en vigueur que s'il est ratifié par les 27 pays de l'UE.

Les dirigeants ont aussi soutenu M. Barroso pour un second mandat à la tête de la Commission européenne.

Le conservateur portugais n'est néanmoins pas au bout de ses peines. Il devra encore passer sous les fourches caudines du nouveau Parlement européen, où il a de nombreux ennemis.

Première publication : 19/06/2009

COMMENTAIRE(S)