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Moyen-Orient

La France demande à Israël un "gel total" de la colonisation

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 24/06/2009

Lors du premier entretien qu'il a eu à l'Élysée avec Benjamin Netanyahou, le président français Nicolas Sarkozy a appelé au "gel total des activités de colonisation". Le Premier ministre israélien a, de son côté, campé sur ses positions.

AFP - Le président français Nicolas Sarkozy a joint mercredi sa voix à celle de Barack Obama pour exiger de Benjamin Netanyahu, en visite à Paris, un "gel total" de la colonisation en Cisjordanie, ce que le Premier ministre israélien de droite continue de refuser.
   
M. Sarkozy "a appelé Israël à prendre, sans attendre, toutes les mesures possibles pour encourager la confiance" avec les Palestiniens, "à commencer par le gel total des activités de colonisation", a indiqué la présidence dans un communiqué publié après une entretien de plus d'une heure entre les deux hommes, au Palais de l'Elysée.
   
Il s'agit de la première tournée européenne de M. Netanyahu, depuis son retour au pouvoir en avril, et sa première prise de contact avec les autorités françaises, qui ont toujours l'ambition de peser sur le processus de paix.
   
Déjà soumis à de fortes pressions de l'administration de Barack Obama sur ce dossier, M. Netanyahu a tenté de minimiser la position française.
   
"Ce n'est pas nouveau, c'est un rappel de position qu'il (Nicolas Sarkozy) a déjà prise dans le passé", a-t-il déclaré aux journalistes.
   
Et le Premier ministre israélien de camper sur ses positions: "Nous nous sommes engagés - et je le répète ici - à ne pas construire de nouvelles colonies et à ne pas essayer de grappiller plus de terres pour la construction de telles colonies", a-t-il répété.
   
"Mais les Israéliens qui vivent dans ces colonies ont besoin de vivre décemment", a-t-il ajouté.
   
Le gouvernement israélien entend poursuivre la construction dans les colonies existantes sous motif "d'expansion naturelle", compte tenu de leur démographie.
   
L'annulation au dernier moment d'une rencontre prévue à Paris jeudi entre M. Netanyahu et l'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell laissait entrevoir une tension accrue entre les deux alliés autour de cette question centrale de la colonisation.
   
D'après le quotidien israélien Yediot Aharonot, c'est Washington qui a pris cette décision, en signe de mécontentement. M. Netanyahu a lui affirmé que c'était lui qui avait "demandé le report" de la rencontre. "J'ai pensé qu'il fallait éclaircir quelques sujets", a-t-il dit.
   
Il a ajouté que son ministre de la Défense Ehud Barak serait à Washington "lundi", laissant entendre qu'une rencontre entre MM. Barak et Mitchell pourrait avoir lieu à ce moment-là.
   
Un haut responsable de sa délégation avait auparavant expliqué que le Premier ministre espérait trouver "un terrain commun avec les Etats-Unis sur la question des colonies".
   
Sur l'Iran, autre question cruciale de cette tournée, M. Netanyahu a de nouveau appelé la communauté internationale à plus de fermeté.
   
"Jusqu'à quand faudra-t-il attendre pour que la communauté internationale prenne des sanctions contre ce régime afin de l'empêcher de se doter de l'arme nucléaire ?", a dit M. Netanyahu, lors d'une rencontre dans la soirée avec des membres de la communauté juive.
   
M. Sarkozy avait auparavant tenu à "rappeler" que "la France ne transigera jamais sur la sécurité d'Israël" et a "de nouveau marqué clairement que la perspective d'un Iran nucléaire est inacceptable".
   
Un avis partagé par le Premier ministre italien Silvio Berlusconi, qui s'est rallié à la plupart des vues du Premier ministre de l'Etat hébreu sur les questions palestiniennes et iraniennes, la veille à Rome. L'Italie est l'un des premiers partenaires européens de l'Iran.
   
M. Netanyahu devait terminer sa tournée jeudi par un entretien avec le Premier ministre François Fillon et une nouvelle rencontre avec le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, avant de regagner Israël.

Première publication : 24/06/2009

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