La Confédération générale du travail (CGT) est accusée d’avoir violemment expulsé 100 à 200 travailleurs d'origine africaine qui squattaient depuis plus d'un an des locaux du syndicat, situés dans le IIIe arrondissement de Paris.
L’occupation aura donc duré près de 14 mois, jusqu’à ce que le syndicat décide de mobiliser son service d’ordre pour déloger les occupants devenus indésirables.
Diarrassouba N’Demanka, un des sans-papiers qui occupait la Bourse du travail, dénonce un coup soigneusement préparé par les "gros bras" de la CGT. "On était nombreux à être allés manifester place du Châtelet, comme on a l’habitude de le faire chaque mercredi. Vers 12h45, j’ai reçu un texto sur mon téléphone portable : 'Koné, la Bourse est évacuée'. On a aussitôt foncé dans le métro pour revenir le plus vite possible à la Bourse du travail."
La police s'interpose
Arrivé sur place, ce père de famille ivoirien constate que les agents du service de sécurité en sont venus aux mains avec des sans-papiers. "J’ai vu les gens de la CGT, masqués et armés de barres de fer, expulser violemment mes amis, alors que nous, nous n’avions aucune arme."
Une version mise en doute par un agent d’accueil de la Bourse du travail, qui confie, sous couvert d’anonymat, que durant les 14 mois d’occupation il a pu vérifier que les sans-papiers possédaient aussi des armes, "des barres à mine et même quelques couteaux".
Alors que la bagarre fait rage depuis plus d’une demi-heure, la police finit par intervenir. "On pensait qu’elle venait nous défendre", indique Diarrassouba, qui regrette qu’elle ait simplement "séparé les deux camps avant de permettre à ceux de la CGT de se barricader à l’intérieur."
Les habitants du quartier encore sous le choc
Une commerçante de la rue Amelot, une petite rue paisible, parallèle au boulevard du Temple, a elle aussi assisté au "manège des agents de la CGT". "Un type est resté deux heures dans une voiture en face de ma boutique. Vers 12h15, une trentaine de personnes l’ont rejoint, ont ouvert le coffre de la voiture, en ont sorti des matraques et des manches de pioche. Ils ont ensuite enfilé des masques, passé un brassard orangé et ont filé au pas de course en direction du boulevard du Temple."
Réalisant qu’ils préparent "un mauvais coup", la commerçante appelle la police et note le numéro de la plaque d’immatriculation du véhicule. "Je pensais vraiment que c’était des fachos, c’était un véritable commando, organisé et préparé", confie-t-elle.
Depuis qu’ils ont été délogés, les sans-papiers ont reconstitué un campement sur le trottoir faisant face à la Bourse du travail. Environ 200 personnes y sont désormais installées sur des matelas et n’ont de cesse de dénoncer la brutalité des événements de la veille.
La CGT indique de son côté qu’elle a mis fin "sans violence" à une occupation "stérile", affirmant que "toutes les propositions pourtant très constructives et d'ordre pratique avaient été refusées" par les sans-papiers.
Le syndicat rappelle, en outre, que "ses orientations n'avaient pas changé, ni son exigence de voir régulariser tous les travailleurs sans-papiers."


















Commentaires
Bourse travail
Des promesses, c'est trop facile.
Si la CGT ne vous avait pas jeté à la rue, nous aurions vu les papiers rriver plus vite
les sans papiers
hi j'aimerai donne mon opinion sur les les sans papiers qui ont ete brutalise . Il faut que la france se rappel d,hier et non aujourd'hui c'est LA DETTE COLONIALE donc du courage mes freres
droit de l'homme
je ne suis pas supris de ce qui arrive a mes freres a Paris.et dire que malgre cela,nos freres qui sons au pays vendent maison et tous qu'ils ont pour pouvoir ce rendre en france.vraiment, dire que ce pays ce vente d'etre le champion des droits de l'homme.que dieu vous viennent en aide.
Bourse du travail
Le nouveau campement n'est que provisoire; la cgt doit rouvrir les portes. Courage les Kho, le combat continue.
sans papier
Faites la meme chose à disons Madagascar, mais dans tous les pays africain c'est la meme chose je suis certain. Vous serez foutu dehors en quelques minutes ou mis en prison et la si ta famille ne te nourrit pas tu creves
j'ai Mal aux cœur
j'ai Mal aux cœur
Mes pauvres ami prends courages et soyer fort
Un jour vous ne serez plus aussi ridiculiser.
Ils vous défends seulement quand sa les arranges.
sans papiers
comment un organisme comme la cgt peut déloger des personnes avec des méthodes de voyous, de racistes....c'est une honte !!! On pourrait s'attendre à mieux de la part de gens censés défendre les opprimés.
Il y a quelques années, j'ai déchiré ma carte de syndicaliste, et aujourd hui je ne le regrette pas devant de telles exactions.
les sans-papiers
Je crois que c'est du racisme pur et simple ou vont-ils aller et surtout sans droit au travail ? specialement dans une economie chamboulee.
CGT
Je pensais qu'on était dans le même camp...
CGT
Ils ne valent finalement pas mieux que les autres....
c'est du racisme
c'est pourtant eux qui se disent porte drapeau des droits de l'homme les français
cest rien que du racisme masqué et c'est la meme chose que la difference que ils font entre les
anciens combatant français e africain pas la meme renumeration pourtant ils etaient sur le front
au premiers rang c'est du racisme pure et simple ils prennent les africains comme des sous hommes
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