27 juin 2009 - 03H17
- Armée américaine - États-Unis - Irak

Les soldats irakiens se préparent à prendre la relève des Américains
Le 30 juin, les troupes américaines se retirent des villes d'Irak. D’ici fin 2011, seuls des "conseillers" devraient demeurer dans le pays. Mais les forces irakiennes sont-elles prêtes à prendre la relève ? Reportage.
Par FRANCE 24 (texte)
Lucas MENGET / Nicolas RANSOM (vidéo)
Conformément à l'accord de sécurité signé en novembre entre Bagdad et Washington et alors que l'Irak connaît un regain de violences anti-chiites, l'armée américaine se retire des villes et des petites agglomérations irakiennes le 30 juin. Les 750 000 policiers et militaires irakiens doivent alors y prendre en main la sécurité. À quelques jours du retrait américain, nos envoyés spéciaux, Lucas Menget et Nicolas Ransom se sont rendus sur place.

À l’Académie de police de Mansour, un quartier de Bagdad, la première promotion des démineurs de la police nationale reçoit ses diplômes.

 

"Nous allons enfin prouver que nous sommes à la hauteur. Nous sommes fiers d’être Irakiens", explique l’un d’eux, qui ajoute : "Nous sommes fiers de travailler pour notre patrie. Nous allons protéger la population des attentats."

Le 30 juin, les soldats américains commencent à quitter les villes d'Irak, première étape du processus de retrait définitif des troupes américaines prévu avant la fin de 2011. La sécurité des grandes villes passe alors entre les mains des Irakiens, et les mois qui viennent diront si le succès est immédiat ou si l’échec est patent.

 

Côté américain, les soldats se montrent discrets, et sans doute soulagés.

 

Le premier Régiment de cavalerie américaine, basé au Texas, ne devrait quitter l’Irak que dans six mois, mais déjà, dans le camp, l’atmosphère a changé. Les portes entre la base américaine et le poste de police irakien ne sont plus fermées. La méfiance n’est plus de mise.

"Quand je suis venu ici la première fois, cette porte était fermée, et elle le restait. Désormais, pendant la journée, on la laisse ouverte tout le temps. Voyez comment je suis venu : sans mon gilet pare-balles, raconte le lieutenant-colonel Costanza, qui appartient à la première Division de cavalerie. Il y a un an, je ne l'aurais pas franchie sans mon unité et sans mes protections. Aujourd'hui, je n’ai que mon arme, et elle n’est pas chargée", reprend celui-ci.

 

Les États-Unis veulent désormais renforcer les liens non-militaires avec Bagdad.

 

Pourtant, malgré l’optimisme ambiant, le pays continue de subir des attentats. Depuis un an, la sécurité s'est, certes, stabilisée mais la violence peut à nouveau faire des ravages. Depuis quinze jours, les attentats ont repris de plus belle en Irak : ils sont quasi-quotidiens et particulièrement meurtriers.

Commentaires

irak

les Usa ont foutu l'irak a feu eta sang et ont cree une guerre civile.ont pompe tout son petrole.ces us ne cree que le chaos la ou ils se trouvent.voyez le pakistan, l'afghanistan revenus al'ere medieval.

l´arméee américaine

on parle d´insécurité en Irak; il faut rappeler qu´elle a été instaurée par ces américains qui doivent non seulement quitter l´irak mais doivent êtres jugés pour cette guerre inutile, illégale qui non seulement a fait couler beaucoup de sang mais a fait reculer l´irak de 100 ans
ils aiment bien juger milosevic, omar el bechir, jean pierre bemba etc..... mais il est temps qu´ils repondent de leurs crimes.....

commentaire

il faut un consensus entre sunnites, chiites et kurdes, sinon la guerre civile ne finira jamais

l'Irak

Je crains, qu'apres le depart du dernier soldat Americain ,le pays ne sombre dans le chaos et la guerre civile.

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