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FRANCE

L'addition s'allège dans la restauration avec une TVA à 5,5 %

Vidéo par FRANCE 2

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 01/07/2009

À partir d'aujourd'hui, dans la restauration, la TVA passe de 19,6 à 5,5 %. La baisse des prix est l'une des contreparties demandées par le président Nicolas Sarkozy pour appliquer cette mesure qui coûte 2,35 milliards d'euros par an.

Depuis mercredi à minuit, les restaurateurs proposent des prix majorés d’un taux de TVA à 5,5 %, contre 19,5 % précédemment.  Paris a bataillé ferme pendant 7 ans auprès des institutions européennes pour obtenir cette baisse, et c’est finalement Nicolas Sarkozy qui a mis en œuvre cette mesure promise par son prédécesseur Jacques Chirac.

Avec cette mesure, qui représente un manque à gagner de 2,35 milliards d’euros pour l’État, le gouvernement vise une augmentation du pouvoir d’achat. Les clients, tout d’abord, devraient trouver des prix plus bas sur les menus. Par exemple, le café, vendu en moyenne jusqu’ici 1,70 euros, devrait coûter 20 centimes de moins, et un menu à 20 euros 2,50 euros de moins. Seuls les alcools ne sont pas concernés par cette baisse.

Pas d’obligation légale

Les salariés du secteur espèrent également une répercussion de cette baisse de la TVA sur leur revenu, par un effet de vases communiquants. Le gouvernement souhaite, lui, que cette mesure permettra aux restaurateurs d’embaucher de nouveaux employés.

Pour parvenir à ces objectifs, les restaurateurs ne sont soumis à aucune obligation légale. Le gouvernement a simplement signé avec les neuf principaux syndicats de la profession un "contrat d’avenir". Celui-ci prévoit que les deux tiers des économies réalisées soient affectées à la hausse des salaires, l’embauche et la modernisation des établissements.

Quant aux restaurateurs indépendants qui rechignent à se soumettre à ce contrat, la ministre de l’Économie Christine Lagarde veut croire que "le marché [leur] donnera tort". Le consommateur aura vite fait "d'identifier ceux qui jouent le jeu et ceux qui éventuellement seraient tenté de ne pas jouer le jeu".

Un coup pour l’UMP ?

Cette mesure pourrait bénéficier à l’UMP, en termes d’image. Mardi, le parti de la majorité clamait: "Engagement pris, promesse tenue !" Le 5 mai, plus de 120 000 restaurateurs avaient reçu un courrier du secrétaire général, Xavier Bertrand, vantant cette baisse de la TVA. Courrier au dos duquel figurait… un bulletin d’adhésion à l’UMP. Selon le communiqué du 30 juin, "300 nouveaux adhérents ont depuis rejoint l’UMP".
 

Première publication : 01/07/2009

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