02 juillet 2009 - 19H01
- Coup d'État - Honduras

Mélenchon : "Le putsch risque de radicaliser les pouvoirs dans la région"
Observateur attentif de l’Amérique latine, dont la majorité des dirigeants sont socialistes, Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche (PG), livre à FRANCE 24 son analyse du coup d’État qui ébranle le Honduras.
Par Thibault LIEURADE (texte)
Marc DAOU / Thibault LIEURADE (vidéo)

Jean-Luc Mélenchon condamne fermement le coup d’État militaire au Honduras qui a chassé du pouvoir le président Manuel Zelaya, le 28 juin dernier. Son tort : avoir tenté de modifier la Constitution afin de  pouvoir briguer un deuxième mandat.
 
"Chez nous, en France, c’est deux mandats. Vous voyez le genre d’État communiste qu’est la France", rappelle ironiquement le président du Parti de gauche (PG).
  
Ainsi celui qui a claqué la porte du Parti socialiste (PS) pour créer sa propre formation politique pendant la séquence désastreuse du Congrès de Reims espère-t-il beaucoup du retour du président Manuel Zelaya. "Le putsch contre Hugo Chavez a échoué, le putsch contre Evo Morales a échoué [respectivement en 2002 et 2005, NDLR]… Si celui au Honduras échoue, on pourra dire que l’Amérique latine sera passée à une nouvelle étape de son histoire, où la démocratie est défendue d’un bout à l’autre du continent", note-t-il.
 
Grand défenseur des "révolutions démocratiques" d’Amérique latine, Jean-Luc Mélenchon prévient : "Si le putsch réussit, il se produira une radicalisation des pouvoirs" qui pourrait être source d’instabilité dans cette zone.
 
"Un front de propagande"
 
L'ancien membre du PS tacle également la position du président américain, qui s’est dit "préoccupé" au lendemain du coup d’État : "Barack Obama a compris que si les Etats-Unis se faisaient prendre pour avoir organisé un putsch de plus, tout le reste de son discours serait disqualifié."
 
En effet, selon "Méluche", certaines habitudes américaines d’ingérence dans la région - avérées dans les années 1970 - ne se seraient pas perdues. Il soutient d'ailleurs qu'Otto Reich, l'ancien homme fort de l'administration Bush dans la région, "avait appuyé les préparatifs du coup d'Etat".

 

Commentaires

UN COUP D'ETAT RIEN DE MOINS

L'OLIGARCHIE HONDURIENNE SE SENT TRAHI PAR L'UN DES SIENS,
SA HAINE VIENT DE LA
LE VOTE EN QUESTION N'EST Q'UN PRETEXTE
ZELAYA VOULAIT QUE LES HONDURIENS VOTENT!
POUR SAVOIR SI ILS VOULAIENT VOTER SUR UNE NOUVELLE CONSTITUTION
QUI NE SE APLIQUERAIT PAS A LUI
IL NE VOULAIT PAS SE REELIRE LUI MEME

LA PREUVE PAR LES RESULTATS

LE COUP D'ETAT ES UNE AUTRE REMAKE DE 1973, CETTE FOIS CARICATURALE AVEC ZELAYA COMME ALLENDE, OTTO REICH COMME LA ITT ET PINOCHET COMME PINOCHIO PINOCHETTI ..MICHELETTI
QUOI QUI ILS EN DISENT LES USA ONT LA CLE DU DENOUEMENT, ON VERRA EN QUOI LA LIGNE BUSHIENNE A PU CHANGUER
EN ADMETTANT QUE OBAMA CEST CE QUI IL DIT, POURRA IL AVEC CETTE AFFAIRE ET AVEC CEUX QUI DANS LA CIA LE PENTAGONE LES AMBASSADES LES REPUBLICAINS ET MEME DES DEMOCRATES NE PARTAGENT PAS SES VUES ?
ON PEUT MEME PENSER QUE CE SONT CEUX LA QUI ONT PRECIPITE CETTE AFFAIRE VOULANT AFRONTER OBAMA CONTRE CHAVEZ AU PLUS VITE
MAIS ZELAYA A DEJA DEMONTRE QU'IL NE SE LAISSERA PAS FAIRE
ET CHAVEZ QUE IL PEUT AUSSI RESTER MEFIANT ET PRUDENT
LA SUITE PESERA LOURD PAR SON EXEMPLARITE A TOUTE L'AMERIQUE LATINE

Parti de Gauche = PG ...

ça m'étonne que des journalistes reprennent le même sigle que tous ceux qui se moquent du Parti de Gauche : PDG ... Ce sigle n'a jamais été celui du Parti de Gauche (PG!!!), il est celui de "Président-Directeur-Général".
Merci de corriger, si possible ...

Quant au fait que le putsch respectait le droit hondurien, je me demande bien en quoi l'organisation d'un référendum est antidémocratique (le président n'a pas à décider seul de modifications de l'article 374, en effet, mais par référendum c'est autre chose ... >_< ça serait absurde sinon ! une forme de gouvernement qui jamais ne peut changer n'aurait aucun sens!). Et encore, s'il s'était agi de l'arrestation du président, ce que dirait "droithondurien" aurait du sens. Mais il s'agit d'une PRISE DE POUVOIR ANTIDEMOCRATIQUE, qui laisse augurer une dictature. De plus, le président n'a pas été jugé mais exilé. Je crois que le "droit hondurien" n'a plus beaucoup de sens à l'heure actuelle ...

couleur politique

La défense de la Constitution et de l'état de droit comme critère avec l’écoute des institutions démocratiques du pays qui sont encore en place (l'armée n'a fait que suivre les ordres d'arrestation d'un criminel de la Cour, en effet pas d'immunité particulière pour le Président, qui est un fonctionnaire public devant respecter les lois) avant de juger serait de mise. Stéréotypes et préjugés de coloration politique (de gauche) interviennent dans le jugement prématuré de la situation. Plutôt que d’user d'ironie, se renseigner sur la situation (presse allemande et éditoriaux de ce jour américains) afin d'être un grand défenseur des vraies "révolutions démocratiques. Le taux de popularité de M. Zelaya est au plus bas aux alentours de 30% : voir les démonstrations quotidiennes des gens en faveur de la constitution et de l'actuel gouvernement (blanc et bleu) par rapport à ceux qui soutiennent l'ex-président (couleur rouge et cagoules).

droit hondurien

Quelle simplification : avoir tenté de modifier la Constitution pour briguer un deuxième mandat. C'est d'une simplification extrême. Cela semble indiquer que pour lui ce que peut dire la Constitution sur les moyens de la réformer (2/3 du parlement, Art 373), et sur ce qui ne peut être réformé (moyen de reformer, points non modifiables comme l'intégrité du territoire, la forme de gouvernement, la durée du mandat, la possibilité de réelection, Art 374). M. Zelaya a essayé de passer outre la Constitution de manière préméditée à l'encontre des avis de la Cour Constitutionnelle et du Parlement. Il se croit au dessus de lois en commettant accessoirement d'autres délits comme le limogeage du chef des armées quand celui-ci refuse de se placer dans l'illégalité, le non respect d’une sentence de la Cour à ce sujet, le forçage d'une base militaire pour récupérer les ballots qui avaient été confisqués dans le cadre de l'enquête criminelle).

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